LIVRE IV. — THKORIES MOLECULAIRE». — CONCLLSION
Ainsi, en prenant comme variables le volume et la température, la surface qui représente la viscosité serait aux faibles densités et à toute température un cylindre à génératrices parallèles à Taxe des volumes; aux fortes densités et aux températures voisines de la température critique, sensiblement un cylindre parallèle à Taxe des
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températures. C'est ce dont la figure 91 donne une idée par le tracé des courbes à basse température sous forte densité.
265. Gaz ordinaires. — Reprenons la discussion d'après la théorie. La formule de Sutherland
fx= fio
fa
paraît convenir aux gaz dans un domaine extrêmement étendu.
Aux températures très élevées, elle a l'allure parabolique T*. Aux très basses températures, la concavité est opposée; l'allure est celle
de T^ ; il y a donc un point d'inflexion, qu'on trouve facilement, pour
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CIIAPITRK IV. — CONCLUSION. — APERÇU SUR LA VISCOSITÉ DES FLUIOES. l3l
Avec les valeurs de C citées plus haut (n" 252), on trouve
Tcrll. C T,.
Hydrogène 39 72 33,5
Azote.. iiy 110,6 5i
A.ir » II 4 53
Oxygène i55 127 59
Oxyde de carbone i33 100 4^
Gaz carbonique 3o4 240 m
Protoxyde d'azote 3io ^/m 120
Éthylène 284 226 io5
Ce point d'inflexion est, pour les trois derniers gaz, au voisinage de la température d'éhullition, beaucoup au-dessous du point critique, vers I ou jT^, sans qu'il soit possible de préciser la relation. 11 y a peu d'espoir de l'atteindre.
Cette loi peut être mise sous une forme qui montre la correspondance des états au point de vue de la viscosité, en prenant pour
T . Il T /T~
variable indépendante le rapport ^ et pour fonction — = — ^1/ 7^*
Avec ces variables, la courbe représentative est unique pour tous les gaz; c'est celle qui est tracée dans la figure 92. La courbe part de
Fig. 92.
l'origine tangentiellement, se relève rapidement, change de courbure pour T = 0,464 c et se rapproche lentement de la parabole asymp-