IX. Chancre induré; taches syphilitiques
Eau 821,2
Fibrine 3,0
Albumine 127,5
Globules 48,3
» Dans CCS derniers cas, Ton entendait un bruù de souffle d^na les carotides. Ce bruit n'avait pas été soupçonné tout d*abord ; on ne le rechercha que d'après les indications fournies par l'analyse. »
Des expériences de iMM. Ricord et Grassi, il résulte ce double fait : \ savoir, que l'influence du virus syphilitique sur le sang
des sujets infectés se traduit :
i* Par une diminution dans la quantité di^s globules;
2* Par une augmentation dans la proportion de l'albumine.
Le virus paraît sans influence sur la fibrine.
Une remarque de la plus haute importance, c'est que les mabdes qui ont seni à ces expériences se trouvaient tous à une époque très voisine du début de l'infection, c'est-à-dire à une période où la pénétration du virus dans Téconomie et son irradia- ' tion dans Torganisme se révèlent par des phénomènes de chloroanémie qu'en général j'on ne reiiconlre j)liis dans un stade plus avancé de la vérole (faiblesse, lassitude, décoloration des légumenls, palpitations, migraines, etc.). Une faudrait donc pas regarder les ré-
lÔO LEÇONS SUR LE dtAKGUË.
sultals qui précèdent comme représentant la constitution du sang des syphilitiques à totites les périodes de la syphilis. Ils ne s'appliquent, je le répète, et ne peuvent s'appliquer qu*aa premier stade de la vérole. — Au delà, comme le fait pressentir la clinique et comme le démontre l'analyse, le s^ng reprend sa composition normale (1).
Signalons encore comme un résultat important de ces expériences, bien qu'étranger au sujet qui nous occupe, l'influence exercée par l'iodore de |)otassiuni sur l'élément globulaire do sang. L'ascension si rapide du chiiïre des globules, déterminée par ce médicament, ne doit |>as être un fait perdu pour la tbéra- |>eutique générale.
D'aprc*s les exemples cités par M, Grassi, ie proto-iodure d'bydrargyre serait bien loin de produire les niâmes eiïets bienfaisanU sur la comfHisitioo du liquide nourricier. Et o^peadiut, oa ak que les mercuriaux constituent la médication s|)écifiqQe de la ayl>hilis secondaire, sur laquelle l'iodure de potaminm n'exerce qu'une médiocre influence.
Et maintenant, si l'on vient à mettre en regard les résultats fouruis par l'analyse, d'une part sur le sang des syphilitiques, d'autre |)art sur le sang des malades aiïectcs de chancres simples, il est iin|)ossible qu'on ne soit pas immédiatement rrap|)é des diiïércnces profondes que piésenle ce parallèle. Ici, les proportions |4i)'sîologiques du sang ne sont pas altérées ; là, ses deux éléments les plus im|)ortants, l'albumine et les globules se trouvent modifiés. Tune par excès et ceux-ci par défaut. Avec le chancre sinyiie^ h smig rosir pur; il est vicié profondémeni avec le chancre induré.
N'est-il pas bien remarquable de voir la chiuiie prêter ainsi h main à la clinique pour diiïérencier ces deux espèces nosologiqnci du chancre, que tant de considérations tendent à séparer de plot en plus 7
A. FouRNieR.]
vl) Je ne parle pas, bien entendu, des (hits où se produit la cacheiie.
CttANCftË INFECTANT. lOl