t'i.-alri^at^•tl ducbac<:re
Le 17, put-riso».
Re\u j plu<it'ur> r«-?prii«s jusquVn novembre. Nul acrideot de tvphilu.
III. B..., >ifi.'t-cin'] an«. Constitution moyenne. Tem|W*rament Kmpliatique.
Deux blennorrh.i^icf antérieure», li dernière en 1851. Nul accident consécutif.
Dernier rapport du 2 mai, avec la fiUe C... (Coït antérieur remontant à vingt-cinq jours.»
Chancre reconnu dès le 4 mai et traité à l'aide d*une pommade opiacée. Bubon datant des derniers jours du même mois.
M. Puclic constate, le 7 juin, l'existence d'un chancre simple, siéfeant sur la rainure du (»rt*pucc, et d'une adénite aiguë de l'aine droite, en voie dt> suppuration.
Trait'*nirnt : l'>lioiis i-lilorurt*e< fH>ur le chancre; coton cardé; ponctions multiples sur le l>ulH)n ; cataplasmes ; 2 pilules de Vallet.
Le 17, cicatrisation du chancre.
<iUéri>on du bubon dans les doniiers jours de juin. Nul accident con»titutiornel.
Obskrvatiox IV'*. — Triimj: contagioïc uk chancrf.s simplcs.
Tniis inaladc< du Midi tenaient leurs chancres de la môme femme. Voici les .«>yniptMnios constatrs sur charun d'eux et sur la femme qui leur avait transmis la coiit.igion.
D...., dix-lluil uns. lymphatique ; aucun ant/'cédent vénérien.
Happt)rts, dans les ilcrnicrs jours d'aotlt, avec la fille Hortense Tcoit antérieur remontant à six scm;iine^; pas de f«iit consécutif). Chancres développ«'S à quelques jours d'intervalle. Pas de traitement.
fJiat a'ifieï^ 27 septemhrc : Cinq ch.vxcrks simples types de la rainure et du prépuce. Ad^nitt inguinale gauche, aiguë. — Pansement au vin aro« matique ; cata[il.i*imes.
IntKHÏalion positive avec le pus de l'un des chancres du prépuce.
Résolution de l'adénite; cicatrisation des chancres en quatre semaines.
Revu à plusieurs reprises jusqu'en mars 1H58. Aucun accident de syphilis.
S , vingt-quatre ans, sujet robuste et sanguin.
Aulectdenls: ChaiicreN en 18."»3; pas de traitement mercuricL Nul accident con^fcntif ; blennorrhngic en IRM.
Rapport avec l.i fille Hortense dans le courant de sefitembre (coït antérieur remontant à sept semaines ; pas de coït consécutif).
GHÀNGRE SIMPLE. 109
Chancres reconnus huit à dix jours après le dernier coït. — Cautérisation.
État actuel^ 1 8 septembre : Trois chancres simples du prépuce, à base cedémato-phlegmoneuse .
Aucun retentissement ganglionnaire. — Pansement au vin aromatique.
Inoculation positive b\cc le pus de Tun des chancres.
Sorti le 19 octobre, les chancres étant cicatrisés; suivi jusqu'en avril 1857. Aucun accident de syphilis.
B , vingt ans, lymphatique; aucun antécédent vénérien.
Rapport avec la fille Horlense dans les derniers jours de septembre (coït antérieur remontant à sept mois environ ; pas de coït consécutif).
Chancres reconnus vers la fin de septembre. — Pansement au cérat.
État actuel^ 5 octobre : Quatre chancres simples du prépuce et de la rainure.
Aucun retentissement ganglionnaire.
Inoculation positive avec le pus de l'un des chancres ; pansement au vin aromatique. Cuérison en trois semaines.
Suivi jusqu'en janvier 1857. — Aucun accident de syphilis.
Revu en 1858 à l'hôpital Saint-Antoine; aucun accident de syphilis.
R v^ortense), vingt-quatre ans ; constitution robuste.
Première affection vénérienne.
État actuel, 6 octobre (Saint-Lazare) : Trois chancres simples types, occupant ensemble presque toute l'entrée du vagin. Aucun autre symptôme.
Cautérisation ; lotions chlorurées. — Cicatrisation achevée vers le 20 octobre.
Sortie de Saint-I^zare le 25 octobre ; revue, à deux reprises, à Saint- Latare jusqu'en avril pour de nouveaux chancres simples. — Aucun acci" dent de syphilis.
Observation V«. — Quadruple contagion de chancres simples.
La fille C... communiqua des chancres à quatre individus dans la dernière lemaine de décembre 1855. Nous ne pûmes retrouver cette femme, malgré d'activés recherches et malgré le binveiliant concours de M. Denis, médecin en chef du dispensaire. Mais voici ce qu'il nous a été permis de constater sur ces quatre individus, qui présentaient, par leurs antécédents au point de Vue de la diathèse, des conditions de réceptivité bien difTérentes.
I. P«.i, âgé de vingt-trois ans. Tempérament lymphatique. Entré au Midi le 15 janvier 1856 (service de M. Hicord).
110 LEÇOîfS SUR LE CHANCRE.
Trois blennorrhagies antéiieures, la derniers il y a six mois, dégénérée en suiiitemeiit habituel.
Chancre induré en octobre 1855, avec double bubon dur et indolent. Pas de traitement. Cicatrisation du chancre en quelques semaines. Au commencement de décembre, apparition d'une syphilide populeuse; céphalée; adénopathie cervicale postérieure.
Depuis la cicatrisation de ce chancre, P... vivait avec la fille C... sans a>oir de rapports avec d'autres femmes, lorsque, vers le 21 décembre, plusieurs chancres apparurent sur le prépuce. Aucun traitement.
Le malade se présente à l'hôpital le 1 5 janvier dans l'état suivant :
Trois chancres simples^ à base molle, siégeant sur le limbe du prépuce ; deux chancres simples^ à base molle, de la rainure glando-préputiale ; chancre simple du frein. — Blennorrhée.
Roséole papuleuse, au déclin.
Éruption croùteusedu cuir chevelu; adénopathie bicervicale postérieure; céphalée.
Adénopathie bi-inguinale dure et indolente.
Traitement : pansement des chancres au vin aromatique. Une pilule de proto-iodure ; tisane amère ; cubèbe.
t**' février. Les chancres persistent. Adénite ai.7uë de Taine gauche; sangsues ; cataplasmes.
9. Suppuration du bubon qui est ouvert par M. Ricord. Dans les jours suivants, la plaie résultant de cette ouverture prend le caractère chancreiix ; elle s'étend. Décollement de la peau. Véritable chancre ganglionnait e.
Pansement à la solution ferrico-potassi<iue. La médication mercurielle est continuée (10 centigrammes de proto-iodure par jour).
<'àoatrisation drs chancres vers les derniers jours de février. (Hcatrisatioa beaucoup plus lente du bubon, achevée seulement dans le courant de mai.
Les accidents constitutionnels, résultat de l'infection antérieure à ces derniers chancres, suivirent leur développement avec une intensité remarquable, et nous coiislalûmes successivement sur ce malade les symptOiues suivants : en janvier, papules muqueuses de l'anus ; en février et mars, syphilide squameuse; en juin, syphilide erth}maleu*e; psoriasis du tronc ; plaques muqueuses des amygdales ; en juillet, récidive de Teclhyma ; plaques muqueuses conlluentes des lèvres, de la langue et de la gorge ; en novembre, iritis syphilitique.
11. N..., âgé de vin^^t-dcux ans. Sujet scrot'uleux, affecté du mal de Pott dans son enfance. <;onstitution très chétive.
Chiinrre indurr en IK.sri, ave«- huhon dur et indolenl,t raité par M. Ricord, à l'hApital du Midi ; <<uivi à queU^ues nu)is d'intervalle «l'une syphilide ecthy note use. — Depuis celte époque, au«-un atcident vénérien.
Rapport avec la fille C... le 29 décembre 1856. (Coït antérieur
CHANCRE SIMPLE. lll
tant k quatre semaines.) Chancres reconnus par le malade vers le 2 janvier 1856. — État actuel, 15 janvier :
Très nombreuse série de petits chancres simples, à base molle, occupant le frein, le prépuce et le gland (chancres mous types).
Adénite aiguë de l'aine gauche; à droite, quelques ganglions durs et indolents.
SJacules brunâtres sur les membres inférieurs et sur le tronc, vestiges de l'affection ecthymateuse ancienne.
Adénopathie cervicale postérieure.
Traitement : Vin aromatique. Cataplasmes.
19 janvier. Ouverture du bubon.
T* février. Chancres en voie de réparation.