II. — iNOCrLATlO.NS DE CHAFiCRfcS LNDURtS
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Chancres à la périmle do progrès i » 4
— à la prricHlo d'état 20 !(*) VJ
— à la période de transition H • Il
— à la ^riode de réparation 17 ■ 17
(*) Ce chancre datait de neuf jours.
Al. Nadau, interne de Thôpital du Midi« s*esi livré aux inêium recherches dans le service de M. le docteur Puche. Il e^t arrivé à des conclusions encore pltis absolues : « Je >ui5 forcé de conclure, dit- il [f/ièse inaugurale, page 2/i), pour ne |>as être en opposition avec ce(|uej*ai vu, cpie le pus du chancre induré ne 8*inocule pas sur le terrain dialliésé (|ui Ta fourni. Je vais iiièiue plus loin encore : niaigré le pelil nombre de f.tils <;ue je |M>s!R*de ï cet égard, je crois que le pus du chancre infectant, lors même qu'il provient d* une soutre étrangère, ne s'inocule jws davantage sur un terrain dialhésé.»
Des ex|)érieiices semblables ont été entreprises à L\ou. Files ont fourni des résultats analogues.
Ainsi, M. L. Laroyenne , de concert avec M. Rollet (de Lyon) (1)» a essayé vainement d'inoculer le pus du chancre induré à des sujets syphilitiques. « Nous avons coiislaiDUient
(1) Études expérimentales sur lechancre, par M. L.Laro\enne,ex-inttrui de l'Antiquaille {Annuaire de la syphdis et des maladies de la peau, par P. Diday et J. Kullet, I85'J).
échoué dans nos tenutives, dit-il, sur plus de quarante malades, tani hommes que femmes, porteurs d'ulcérations infectan les primitives, n'ayant pas dépassé la période d'état. Chez l'un d'eux, rulcération ne datait même que de quatre à cinq jours,.. Ces expériences nous conduisent à tenir pour irréalisable cette greffe pathologique sur lessujeis atteints des symptômes patents, soit anatomiques, soit fonctionnels de la vérole. » A. F. ]
NOTE VIH
GHANGBB SRBPIGIIVBIIX PBODCISANT, DANS SA QDATBIÉMB A!I!IÉB D'EXISTENCE, UN BIBON D*ABSOBPTION A PIS INOCOLABLB.
X..., âgé (If iiciiic-iii'uf ans, d'un teinjicTament bilioso-lympbaiiqdc irès accusé, exerçant le métier de postillon, entre ao Midi le 12 octobre 1837.
Il y a trois ans (1836), ce malade est entré pour un cbancrede la verge, suivi de bubons, à riiôpital de la ville de Moulins. Pendant le cours du traitement qu'il y subit, il se forma deux petites ulcérations, Tune près de l'aine gaucbe, Tautre près de l'anus (inoculaiions accidentelles). — Ces deux ulcérations s'accrurent; puis leur progris devenant incessant, elles finirent par se joindre au pli de la cuisse, après avoir contourné le scrotum. De U, elles s'ètcn'lirent h la plus grande partie de la région hypoga.stnqQe.
Le malade fut soumis à plusieurs traitements, notamment à des cautérisations répciét'sel à l'usage de la liqueur de Van-Swiéten. Il éprouva des aiternaiives de bien et de mal ; tantôt les plaies se cicairisaieiii en partie, tantôt, au contraire, l'ulcération envahissait de nouvelles portions de téguments. — Trois années se passèreot en somme sans amélioration.
£n janvier 1857, la |)oriion de l'ulcère qui occupait la régioa hypogastrique était en voie de cicatrisation. Mais, en revanche, l'ulcération anale faisait de rapides progrès; elle ne tarda pas ^ envahir tout le périnée, et s'étendit même sur la fesse droite.
Lorsque je vis le malade en octobre, voici dans quel état je le trouvai : le milieu de* la fesse droite, dans l'éiendue de trois p.iuces, était occupé par une série de petits ulcères; la partie ischiatiqtie (le la fosse oiïrait une ulcération plus grande, isolée, i foiid giisulu', 5 bords taillés à pic et calleux ; — une troisième ulcéralion riibanée longeait le périnée dans l'étendue de deux pouces;^
une quatrième contournait l*anus du côté droit ; — enCn, une cinquième, plus profonde que les précédentes, longue et étroite, à bords rapprochés en forme de canal fistuleiix, partait de la racine de la verge, doublait le scrotum et s'arrêtait à quelques lignes de Tulcéraiion périnéale. — État général assez satisfaisant. — Peau remarquablement sèche et rugueuse.
Le malade fui soumis à Tusage du chlorure d'or. — J'employai successivement, dans l'espoir de modifier la plaie, la cautérisation au fer rouge, le caustique Récamier, les lotions de nitrate d'argent, de créosote, de sublimé, etc.. Mais je reconnus, à n'en pas douter, que de tous les topiques, le coton cardé était celui qui modifiait les plaies le plus favorablement.
£n janvier 1838, l'état du malade se trouvait sensiblement amélioré. Les plaies s'étaient rétrécies, et le travail de cicatrisation semblait en bonne voie.
En février, une seule ulcération persistait cMicore. Tout à coup, elle s'étendit sans provocation, sans cause appréciable. Je la cautérisai profondément au fer rouge. — L'ulcération reprit meilleur aspect. — Mais, vers le 22 mars, la cicatrice se rompit sur un poinU Le malade accusa simultanément une douleur profonde dans Taine droite qui présentait déjà un gonflement très étendu. Chacun des trois jours qui suivirent, vingt sangsues furent appliquées sur cet engorgement qui avait pris tous les caractères d'un bubon, — Le 25, les antiphlogistiques ayant échoué, et la tumeur présentant une fluctuation profonde, je me décide à pratiquer au centre de l'adénite une ponction perpendiculaire. Il s'écoule un pas abondant qui est aussitôt inocllé à la partie supérieure et interne de la cuisse droite.
Le U avril, V inoculation a produit une pustule d'ecthyma, qui est entourée d'une auréole inflammatoire. Cette pustule s'ulcère profondément. — La peau qui recouvre l'abcès inguinal est décollée dans une grande étendue. — Extension des ulcérations anciennes.
Le 18, application de pâte de Vienne sur le bubon et sur le chancre d'inoculation. — Pansement des plaies au chlorure de soude dissous dans cinq parties d'eau.
Eu août, sous l'influence de ce traitement, l'état des ulcères s'est amélioré sensiblement; les plaies du |)érinée, qui s'étaient ouvertes de nouveau, se cicatrisent en totalité; cilles de la fesse
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el de Taine furent rê(liiHe.s à 'a iatgciir (fiiiH* pièce de dii sons, et ne funniiiTUt plus (|ii*un fiiiide MihiUMneul; V ulcère d'inoc^ation se ferma.
En fleplembrc, nouvelle eomplicaiion : gangrèoe spuoianée du scrotum. — Rupture des cicatrices du périnée, de la fesse el dt Tainc. — Simple pansement au coton cardé. — Toniques.
Kn février, cicatrisation complète de tous les ulcèreii.