‹ Leçons sur le chancreChapitre 72 sur 99 · RÉSUMÉ · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ

Les faits que nous avons observés nous ont conduit à formuler les propositions suivantes :

1" Le chancre simple des sujets vibrces se transmet

TOUJOURS dans sa FORME, C'EST-A-DIRE EN TANT QUE CHANcre simple.

2** Le chancre infectant se transmet également dans soif espèce sur les sujets vierges, c'est- a-dire gomme chancre infectant.

3° Le chancre induré peut se transmettre aux sujets

PRÉALABLEMENT SYPHILITIQL'ES SOUS FORME D'UN CHANCRE A RASE MOLLE, ANALOGUE D' ASPECT AU CHANCRE SIMPLE (1).

*^ Ce mode de contagion doit être rare d'après ce que nous ont appris les expériences d'inoculation. On sait, en eflet, que l'insertion du pus de chancre induré sur les sujets syphilitiques demeure presque invariablement sté« rile (voy. note VII).

à" Le chancre a base molle des sujets sti>hilitiques SE transmet soit comme chancre simple, soit comme csakcre induré. — Il semble probable, de plus, que la forme sous laquelle il se transmet dépend de la nattire même de son originCy c'est-à-dire du chancre qui lui sert d'ascendant. Issu d'une source molle, il ne transmet qu*un chancre simple, non infectant; émané d'un chancre induré, il en conserve le caractère infectieux, et reproduit sur un terrain vierge un chancre induré, suivi des accidents constitutionnels de la syphilis. (2). — Dans tous les cas et contrairement à la doctrine de M. Cleit:, il est

CERTAIN qu'un SUJET PRÉALABLEMENT VÉROLE, CONTRAC- TANT UN NOUVEAU CHANCRE, PEUT ENCORE TRANSMETTRE U VÉROLE.

V" Le chancre ph ai^édénique peut naître d'un chatccre

COMPLÈTEMENT DÉPOURVU DU CARACTÈRE PHAGfoÉNIQUE. —

Le phagédénisme ne constitue pas une variété du chancre;

(1) Ce mode de transmission n'en exclut pas un autre. Ainti U parait démontré, d'après quelques recherches récentes, que de la contafioii d'u chancre induré peut résulter sur les si^etf syphilitiques un nouveau chancre induré. — Ce fait toutefois est extrêmement rare.

(2) J'ai longuement discuté dans un travail spécial (De la eomtagûm typhilitique, Paris, 1860) cette variété de transmistioii que je crois avoir signalée l'un des premiers. Je n'ai pas le droit de reproduire ici cette exposition ; je me permets seulement d'appeler sur ce point de doctrine rattcntion du lecteur.

c'en est un accident, une complication, et rien de plus. A ce titre, la déviation que subit un chancre qui prend le caractère phagédénique, dépend moins de l'espèce et de la forme du chancre qui lui sert d'ascendant, que de la nature du sol où il est appelé à se développer, c'est-à-dire des conditions particulières au sujet qui subit la contagion.

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