ALIMENTATION
que soit ralinientation. De plus, ces observations cliniques (1) montrent que ce maximum d’élimination de sucre a lieu de trois à six heures après le repas, ce qui représente un délai bien long, dans l’hypothèse où ce sucre proviendrait directement des matières absorbées. Ces faits ébranlent déjà les fondements de l’opinion de ceux qui croient à une relation constante entre la proportion des féculents ingérés et celle du sucre éliminé. Mais que penser en présence de malades qui sont soumis à un régime rigoureux, n’ingérant absolument aucune forme de substances amylacées, et cependant continuant à sécréter du sucre, à le faire évidemment aux dépens des aliments azotés, etaux dépens de leur propre substance comme le montre leur état de consomption et de maigreur? Enfin, si la théorie alimentaire du diabète était exacte, il faudrait regarder comme condamné à mort un malade auquel on fait ingérer de notables quantités de sucre, car on agirait alors sur lui dans le sens en apparence le plus favorable à l’exagération du diabète. Et cependant, je vous ai déjà cité des cas dans lesquels on avait pu donner régulièrement une certaine dose de sucre aux diabétiques, dans l’espoir de compenser ainsi les pertes qu’ils éprouvent, et je vous ai fait remarquer que si, dans ces cas, le traitement n’avait pas produit d’amélioration, il n’avait pas non plus aggravé l’état du malade. Plus récemment on a observé, pour certains aliments sucrés bien définis, l’absence complète
(1) Voy. Jordao, Considérations sur un cas de diabète. Thèse. Paris, 1857. — Sidney Ringer, On the relative amount ofsugar, etc. {Med. Chir. Transact., 1860)