AYANT-PROPOS
qui, le premier, constata la saveur sucrée de Turine des diabétiques, jusqu’aux recherches modernes qui nous permettent, en dosant le sucre dans l’urine et dans les diverses espèces de sang, de remonter jusqu’à sa source, c’est-à-dire jusque dans le foie.
En définitive, nous arrivons à voir dans la fonction glycogénique l’une des innombrables phases des actes de la nutrition, et dans le diabète un trouble de nutrition, souvent très-complexe, comme la fonction physiologique dont il traduit le dérangement.
Les transformations diverses de l’évolution nutritive, assimilation et désassimilation organiques, constituent encore pour nous une série de problèmes dont nous entrevoyons à peine les solutions. Il en résulte que toute une série de questions afférentes à la physiologie pathologique du diabète sont aujourd’hui enveloppées de la plus complète obscurité.
Dans les Leçons qui terminent ce volume, nous avons indiqué les principales de ces questions qui restent à élucider par les progrès ultérieurs de la physiologie. En insistant d’autre part sur les difficultés de l’expérimentation, nous avons voulu prémunir les médecins contre les théories prématurées que la science physiologique rigoureuse n’aurait point encore démontrées.
On le voit, ces idées sont celles que nous avons consfamment développées dans notre enseignement du Collège de France à propos de sujets différents.
Pour ce volume, comme pour les précédents,