‹ Leçons sur le diabète et la glycogénèse animaleChapitre 9 sur 156 · SUPPRIMÉE EN · texte numérisé non relu

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Darcet

Daubenton

Raulin

Vauquelin

Cuv

ier

Corvisart

Thénard

Bist. natarelle

Bist. naturelle

Hallé

des corps inorg.

des corps orgao.

Pelouze

£lie de Beanmont

Duvernoy

Laennec

Ste-ClaireDeTille

Flourens

Balard .

Récamier

Marey

Chimie organique Berthelot

Embryogénie comparée

Magendie

restituée en 1875 :

Anatomie générale.

Claude Bernard 1847 (suppléant)

1855 (titulaire)

Ranvier

quable habileté pratique il unissait une forte érudition. Il écrivait ses « Institutions médicales » en latin et en grec ; il commentait et traduisait les trois premiers livres de la chirurgie d’Hippocrate, — une partie de Galien et d’Oribase. Il s’adonnait également avec ardeur aux études anatomiques, et c’est une de ses découvertes de détail, celle du canal vidien à la base des apophyses ptérygoïdes, qui a sauvé son nom de l’oubli et l’a transmis jusqu’à nous. Après avoir beaucoup voyagé et parcouru l’Europe, Yidius retourna mourir à Pise où l’avait rappelé Gosme de Médicis.

Les hommes de ce temps écrivaient en latin et transformaient ordinairement leur nom en le traduisant dans cette langue. Vidus Yidius s’appelait de son nom italien Yidal Yiduro ; Jacques Dubois, qui lui succéda, est plus connu sous l’appellation de Sylvius. Quelquefois même le déguisement allait plus loin et la traduction faisait un véritable jeu de mots. Ainsi les Akakia, qui ont fourni trois générations de chirurgiens professeurs au Collège de France, s’appelaient en français «Malice» : en grécisant leur nom avec un a privatif, ils lui ont donné une signification toute contraire, et plus avantageuse à leur gré. Akakia veut dire en effet « sans malice » .

Jacques Dubois (Sylvius), qui occupa en Ie5/i7 la succession de Yidius, nous est connu par les découvertes qu’il a faites dans l’anatomie du cerveau. C’était un homme universel qui avait parcouru l’Europe entière, et qui avait enseigné les belles -lettres ainsi que les langues hébraïque, grecque et latine, la mécanique et les mathématiques.- Ses cours étaient très -fréquentés :

AU COLLÈGE DE FRANGE. 17

il comptait autour de lui jusqu’à à et 500 disciples assidus. La raison de ce succès était que Sylvius accomgnait ses leçons dogmatiques de démonstrations, de préparations et de dissections. Il mourut en 1555.

Jean Riolan, qui occupa, de 1604 à 1657, la chaire fondée par Henri IV, est un médecin célèbre dans son temps, auquel l’anatomie a les plus grandes obligations. Son nom est encore aujourd’hui attaché à la description des muscles et ligaments styliens, formant ce que l’on appelle « bouquet de Riolan ». Pendant plus de 24 ans il continua scs recherches patientes dont les résultats sont consignés dans son Traité d'anatomie^ et dans son Ostéologie en particulier. Il avait, dit un de ses biographes, disséqué plus de 200 corps humains, joignant toujours la théorie à la pratique, l’explication de vive voix aux opérations de la main. On lui doit nombre de publications particulières sur la médecine et la chirurgie. Ses contemporains bavaient surnommé le « bouclier de la Faculté » , titre peu glorieux si l’on songe qu’il lui fut acquis pour avoir combattu les découvertes de G. Harvey, d’Aselli et de Pecquet, la circulation du sang, l’existence des lymphatiques et de leur réservoir.

Le célèbre Gui Patin fut le successeur de Riolan (1654-1672). Les ennemis de Gui Patin lui ont reproché, avec raison peut-être, d’avoir eu plus d’esprit que de science et d’avoir fait plus de polémique que de découvertes (1). Il avait commencé par être médecin sans

(1) Voyez Gui Patin, Lettres, Nouvelle édition par Reveillé-Parise. Paris, 1846.

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