‹ Leçons sur le diagnostic et le traitement des maladies chirurgicales faites au mois d'août 1865Chapitre 6 sur 9 · MALADIES DES YEUX · texte numérisé non relu

MALADIES DES YEUX

Nous en avons eu 75 cas, dont 45 chez l’homme, 30 chez la femme : ils se répartissent ainsi, quant au ré-

sultat :

Guéris 42

Améliorés 7

Sans changement 9

Non traités (passants) 17

Total 75

C’est un chiffre relativement peu considérable, surtout si je vous dis que dans une seule année j’en ai eu jusqu’à 250. Vous allez comprendre la raison de cette décadence. De 1830 à 35 environ, je m’occupais beaucoup de maladies des yeux; aussi en recevais-je le plus possible, et comme la chose était connue, on m’en envoyait d§ tous les côtés.

Lorsque je les eus étudiées à mon aise, et que, comme on le dit vulgairement, mon sac fut à peu près vide, elles ne m’ont plus offert aucun intérêt, et je n’ai plus admis ces malades dans le service que dans la proportion où on les reçoit d’ordinaire. Voyons pourtant ce que nous ont appris ces 75 observations.

La conjonctivite , quelle que soit sa forme, guérit par le collyre au nitrate d’argent. Pour la conjonctivite ordinaire, celle qui est dite catarrhale, les solutions faibles suffisent (0,05 ou 10 centigr. pour 30 grammes).

Pour les formes purulentes, 1 et 2 grammes pour 30 sont nécessaires. Le crayon de nitrate d’argent est encore plus efficace dans ces cas-là.

Pour la blépharite , la pommade est préférable au col-

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