‹ Leçons sur le strabisme et la diplopieChapitre 11 sur 40 · MOUVEMENTS OBLIQUES OU DIAGONAUX · texte numérisé non relu

MOUVEMENTS OBLIQUES OU DIAGONAUX

Si nous avions à déterminer à prioj^i, et par l'induction rationnelle, quelles sont les puissances appliquées par la nature au globe de l'œil et qui seraient en situation favorable, par leur concours et leur combinaison, pour porter la pupille dans l'une des positions intermédiaires en haut ou en bas, en dedans ou en dehors, nous ne ferions que nous conformer aux lois de la logique la plus rigoureuse en supposant que ce mouvement a pour composantes les forces qui tendraient à porter la pupille, d'une part dans le méridien vertical en haut ou en bas, de l'autre, celles dont la tendance serait, au contraire, de l'entraîner dans le plan horizontal, en dedans ou en dehors, suivant l'objet du mouvement. Si par exemple, au lieu de la combinaison de l'oblique inférieur et du droit supérieur nécessaire pour porter directement en haut la pupille, nous n'avions eu à considérer, comme organe de ce mouvement, qu'un muscle unique compris dans le plan vertical, rien n'eût été plus simple, de l'avis de chacun, que de concevoir le mouvement diagonal, comme produit par l'action combinée de ces deux muscles situés l'un dans le plan vertical, l'autre dans le plan horizontal. Eh bien! ici, au lieu de deux muscles, nous en avons trois, en présence. Le groupe droit supérieur et oblique inférieur agit comme un seul muscle, et l'action résultante s.e combine avec celle du droit externe ou inlerne, suivant les

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