PRÉFACE
En publiant les leçons qui ont fait, cet hiver, l'objet de notre cours particulier d'ophlhalmologie, nous devons quelques explications au lecteur.
Ce travail n'est pas une œuvre originale, quoiqu'il ait peutêtre quelque droit à être accueilli comme une nouveauté par le corps médical français. L'étude du strabisme, but principal de ces leçons, peut, en effet, être considérée non-seulement comme endormie, mais comme morte dans notre pays. Objet, il y a vingt ans, des luttes les plus vives et les plus passionnées, le silence s'est tout à coup fait autour de cette importante et difficile question. En lisant les pages qui vont suivre, on en comprendra vite la raison : à cette époque, en effet, les éléments scientifiques qui eussent permis de la poser n'étaient pas encore nés pour la physiologie. '
La réparation du désordre fonctionnel, dont le strabisme est l'expression, suppose la connaissance, sinon complète, au moins très-avancée, des lois physiologiquesqui gouvernent l'exercice de la vision binoculaire ; et ces lois elles-mêmes se fondent sur l'union des principes de la physique géométrique, de la connaissance des organes, et du rôle qu'ils peuvent rem-