‹ Leçons sur le ver à soie du mûrierChapitre 53 sur 98 · POIDS DE FEUILLE NÉCESSAIRE · texte numérisé non relu

POIDS DE FEUILLE NÉCESSAIRE

Feuille ingérée (entrée) 400 kil.

Poids des cocons 63 kil. ) , . . , , ,

- excréments. . 81 - J (s0rlle) ~

Perte en eau et gaz (différence) 256 kil.

D’autres auteurs estimés : Lambruschini, Haberlandfc, Nenci, estiment la consommation à des quantités un peu plus grandes que ne le fait Dandolo. Il est évident qu’il ne peut y avoir rien d’absolu dans ces évaluations, car elles dépendent de la qualité des feuilles, de l’abondance des mûres et épluchures, de l’espacement et de la race des vers, enfin de la durée de l’éducation. Aussi ne faut-il user de ces chiffres qu’à titre de renseignement approximatif et se laisser guider toujours par l’appétit des vers. Dandolo recommande expressément de ne pas donner de feuille neuve tant qu’il en reste qui paraisse mangeable. Souvent les fermiers gaspillent la feuille dans le seul but d’avoir pour eux un plus grand poids de fumier. Une stricte surveillance est nécessaire si on veut agir avec économie.

Poids de feuille estimée adulte. — Les poids de feuille indiqués ci-dessus sont les poids réels. Lorsqu’on achète par avance les arbres, en estimant ce qu’ils donneront de feuille adulte , il faut prévoir que les arbres cueillis en premier lieu seront loin de fournir des poids aussi considérables ; les 200 kilog. nécessaires pour les quatre premiers âges correspondent bien à 400 kilog. de feuille adulte; ajoutons-y 700 à 800 kilog. pour le dernier âge, et nous aurons un total de 1,100 à 1,200 kilog. de feuille adulte, correspondant à l’élevage d’une once. Ces évaluations concordent bien avec ia règle pratique usitée dans les Cévennes, qui veut qu’à la quatrième mue

il n’y ait encore qu’un arbre sur trois dépouillé de ses feuilles.

L’estimation sur l’arbre exige une grande habitude. D’après M. de Gasparin, voici les poids de feuille que donnent au printemps, sous le climat du Vigan, des mûriers plantés à sept mètres de distance :

A 1 an

A 12 ans

A partir de 22 ans, le mûrier soutient sa production à ce chiffre de 100 kilog. pendant une vingtaine d’années, puis décline peu à peu, et meurt généralement peu après sa 60° année. Mais si les arbres étaient plus espacés et non soumis à la taille, ils vivraient trois cents ans et plus.

Ajoutons encore, pour terminer ce qui a rapport à l’approvisionnement de feuille, que, pour la commodité de la cueillette, les arbres taillés de l’année précédente sont les plus avantageux, mais que, pour la finesse de la feuille, on doit préférer celle des arbres taillés depuis trois ou quatre ans, ou davantage. Enfin, s’il s’agit d’acheter la feuille sur pied, on fera attention qu’il y a des pieds où les mûres sont en surabondance et occasionnent un gros déchet à la récolte.

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