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POIDS DES COCONS

Ges chiffres sont sujets à varier quelque peu avec les races et aussi l’humidité de l’air.

Un cccon de grosseur moyenne, bien fourni, race milanaise, pèse environ 2 grammes : il en faut donc 500 au kilo ; pour les races à gros cocons, ce nombre descend jusqu’à 400 et au-dessous; pour les races japonaises, il s'élève à 800 et plus encore. Quand les vers n’ont pas été assez largement nourris, surtout après la 4Œe mue, on s’en aperçoit aux cocons, qui pèsent moins ; par exemple, au lieu de 500 au kilo, il en faudra 600, ou davantage

M. Quajat a trouvé que le poids des coques soyeuses forme environ 14 à 16 0/0 du poids des cocons mâles, et seulement 11 à 13 0/0 du poids des cocons femelles. Si donc on avait un moyen de trier les sexes, à poids égal de cocons, les mâles donneraient plus de soie que les femelles, et à nombre égal de cocons, les femelles donneraient plus de soie que les mâles.

D’après Dandolo, cent kilos de cocons simples de bonne qualité, race milanaise, se composeraient de :

Chrysalides 84k 200

Dépouilles 0 450

Coques soyeuses 15 350

Sur ces 15k350 de soie, les (dateurs tirent environ 8, quelquefois 9, rarement 10 kilos de soie grège ; le reste demeure en déchets, que l’on soumet au cardage, pour les filer ensuite à la manière des autres textiles.

Dès qu’on a sujet de craindre le papillonnage des cocons, on les étouffe, en les exposant à l’action de la chaleur, étalés dans des corbeilles plates superposées, dans des étuves à air chaud, avec ou sans introduction

de vapeur d’eau. Dix minutes de séjour à une température de 70 à 80° suffisent. Avec la vapeur d’une chaudière, on arrive très vite à obtenir ce degré dans toute l’étuve, tandis qn’avec l’air seul, il faut bien deux heures de chauffage ; par contre, la vapeur a l’inconvénient de ramollir les coques, ce qui occasionne des déchets lorsqu'il y a des fondus.

M. Francezon a reconnu que les cocons étoulïés par les acides sulfureux et sulfhydrique, par le sulfure de carbone et par le gaz ammoniac, donnent une soie défectueuse et sont d’un mauvais rendement \

Après l’étouffage vient le séchage, qui a lieu à l’air libre et à l’ombre sur des étendages de canisses; on y remue sans cesse les cocons afin de les sécher et de les préserver des dermestes. Au bout de quatre ou cinq mois, la perte de poids arrive à sa limite ; cent kilos de cocons frais, races jaunes, sont alors réduits à 32 ou 33 kilos de secs, dont 3k,l ou 3k,2 doivent rendre 1 kilo de fil grège.

Les cocons secs sont enfin débourrés et assortis soigneusement suivant leurs qualités : fins, satinés, faibles, fondus, doubles, percés, etc.

Structure du cocon. — On peut découvrir l’arrangement des replis du fil soyeux, soit en observant le ver pendant qu’il travaille à son cocon, soit en dévidant ce cocon doucement dans l’eau chaude, soit enfin en déchi-

1 M. Verson a signalé ce fait curieux, que les cocons peuvent séjourner dix heures dans le vide pneumatique sans que les chrysalides périssent. Il n’est pas moins curieux, comme l’a fait voir M. Francezon, qu'elles résistent également bien à un séjour de dix heures dans l’oxyde de carbone pur, de dix-huit heures dans l’acide carbonique, l’hydrogène, le protoxyde d’azote, etc.

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