‹ Leçons sur le ver à soie du mûrierChapitre 71 sur 98 · INTÉRIEURES · texte numérisé non relu

INTÉRIEURES

Jaunes milanais

— de France

Verts Japon

Blancs Japon

Bivoltins verts

Dévidage des cocons. — Le dévidage ou tirage des cocons est en principe une chose très facile : on trempe une poignée de cocons dans une bassine d’eau presque bouillante ; cette eau ramollit le grès et permet par conséquent aux replis du fil de se décoller; on bat alors doucement ces cocons avec une vergette ou une brosse ; on enlève ainsi sans peine les couches superficielles {frisons) et on dégage le fil net, qu’il n’y a plus qu’à dé-

vider sur un tour. Mais quand il s’agit d’effectuer cette opération industriellement, c’est-à-dire avec assez de perfection et d’économie, le problème est plus compliqué. Car d’abord on ne peut pas tirer le fil d’un seul cocon à la fois ; un tel fil est trop délicat à manier et, de plus, son diamètre moyen devient très fin quand on arrive aux couches les plus intérieures ; il faut donc associer plusieurs üls ou baves, par exemple 4, 5, 6 ou davantage, et avoir soin d’en mettre des neufs avec d’autres à demi épuisés, afin que le faisceau ou bout ainsi formé, qu’on appelle fil grège, conserve toujours le même titre, c’est-à-dire le même poids, pour une longueur donnée. En outre, il faut que ce faisceau garde une forme cylindrique. Enfin, il faut que la chaleur de l’eau de la bassine et la vitesse de rotation du dévidoir soient combinées de sorte que les baves développent bien leurs sinuosités et qu’aucune ne garde de boucle ou repli, qui ferait sur le ül grège un défaut ; ce défaut se présente assez souvent : on l’appelle duvet, si la boucle est simple, et bouchon ou coste s’il forme un paquet plus apparent.

Pour résoudre ces difficultés et obtenir un fil grège net et régulier, on emploie un appareil appelé tour. Celui qui est le plus usité en France est disposé pour fournir deux fils de grège à la fois. Il se compose d’une bassine en terre ou en métal remplie d’eau cbaude et munie d’un robinet d’eau froide et d’un robinet de vapeur; puis de deux filières en agate situées peu au-dessus de l’eau ; de deux barbins ou porte-bouts , espèces de crochets de verre placés à 80 centimètres environ plus haut; enfin d’un dévidoir appelé volet ou asple , sur lequel un va-et-vient, placé en avant, répartit les deux fils de grège. L’axe de ce volet est horizontal et porte un disque

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