GRÈS
cela d’aussi bons résultats, industriellement, que le savon.
Si, au lieu d’eau, c’est de l’alcool absolu et bouillant qu’on fait agir sur los coques, on en retire, d’après M. Francezon, environ 3 °/o de matières diverses, savoir : une espèce de cire neutre, un corps gras, enfin un acide jaune doué de l’odeur désagréable des cocons renfermés. Voici les poids de ces divers corps pour 100 de soie pesée à l’absolu :
Coques jauneB. Coques blanches.
Corps cireux neutre
Acide jaune
Corps gras grisâtre
Total. . . . .
Après le lavage à l’alcool, les coques retiennent encore une partie de la couleur jaune, protégée probablement par la substance gélatigène. Mais si l’on dissout d’abord celle-ci par l’eau, l’alcool emporte instantanément toute la couleur.
Cette couleur, dissoutepar l’alcool, est d’un rouge brun à l’état de concentration et jaune verdâtre en dilution. La lumière la décolore entièrement. L’acide sulfureux, le chlorure d’étain, agissent de même. M. Moyret a observé que la soie jaune, plongée dans un mélange d’acide chlorhydrique et d’éther, donne comme la chlorophylle deux couches colorées, l’une en bleu, l’autre en jaune ; il y aurait donc analogie de composition entre ces substances.
Le grès renferme enfin des sels qu’on peut doser par différence, en analysant les coques, puis la fibroïne.
La moitié environ des sels du grès sont dissous par l’eau des bassines, à la filature ; c’est pourquoi il y a des
différences de composition entre les coques soyeuses et la grège correspondante. M. Francezon a obtenu, en opérant sur des cocons des Gévennes :
F br ïne organique,
iBR01NE'(Sel8
Total
Î Matière gélatigèue .
Extrait par l’alcool Sels
Total