COMBÜSTIONS DANS LE SANG
En effet, smYant que ranimai est Yigcrareux on affaibli, à Jeun ou en digestion, Jeune ou vieux, etc. , les résultats présentent de-s variaioïis qui sont des plus importantes à connaître pour saisir la direction des phénomènes vitaux.
•d’ai démontré qu’à l’état de fonction, le sang veineux des glandes diffère, an point de vue de sa couleur et de la quantité ^d’oxygène qu’il contient, à son entrée dans ces organes et à sa sortie. Le sang, de rouge -qu’il était en entrant dans la glande, devient noir et se dépouille conaplétement dè son oxygène, quand il traverse la glande ën repos'; il reste rouge, aii contraire, et l’oxygène ne dis^ paraît pas lorsque ées organes sont en fonctions. Je vous ai dit, en outre, qu’en examinant èe plus près ce phénomène, nous avons été frappés d’un fait singulier, c’est que là température la plus élevée du sang veineux coïncide avec le moment où il contient le plus d’oxygène, ce qui contredit en apparence la théorie de la combustion. Ce qui prouve que nous sommes loin encore d -être complètement fixés telativement à roriginè delauhaleur ; et pour ma part. Je vois que rien encore ne démontre que la chaleur animale soit due à une combustion directe et immédiate. Tout semble prouver au contraire que, par exemple, dans les glandes, lés phénomènes d’oxydation et de production de chaleur ue passent en deux Temps. D’abord pendant le repos 'de la glande, son tissu emprunte l’oxygène du sang artériel et produit certaines combinaisons qui ne seront utilisées que plus -tard ; dans un second temps, celui où la -glande est dite en état de sécrétion, alors ces combinaisons se dédoublent, se liquéfient-, deviennent libres, et cèst alors sans -doute rpie se produit la plus
grande quantité de chaleur, quoique à ce moment le sang artériel ne cède que très-peu de son oxygène, et reparaisse dans les veines avec l’aspect qu’il avait dans les artères.
Quoique ce ne soit pas ici le moment d’insister sur cette question, permettez-moi de vous résumer quelques recherches qui se rapportent directement à l’étude des combustions et de l’origine de la chaleur animale. Il s’agit de la quantité d'eau contenue dans le sang. On a admis qu’il existait une combustion due à l’action de l’oxygène de l’air absorbé par le sang sur les diverses substances contenues dans ce liquide. Or, les produits ultimes de cette combustion seraient, pour les substances hydrocarbonées, de l’acide carbonique et de l’eau. Il y aurait donc grand intérêt à connaître et à mesurer cette quantité d’eau formée dans la combustion organique. On a dit qu’il pouvait y avoir de l’eau engendrée dans l’organisme, et certains auteurs ont prétendu que les diabétiques peuvent rendre par leurs urines une quantité d’eau plus considérable que celle qu’ils ont absorbée dans leurs boissons. Mais ces observations ne sont rien .moins qu’exactes.
J’ai fait des expériences directes pour savoir s’il y avait de l’eau engendrée dans la salive. En opérant sur les glandes sous-maxillaires, j’ai vu qu’il n’y avait pas lieu d’admettre une telle hypothèse. J’ai trouvé, en effet, que le sang veineux sortant de la glande au moment de la sécrétion, comparé au sang artériel qui y arrive, renferme en moins une quantité d’eau représentant exactement la quantité passée dans le liquide sécrété. Je ne nie pas pour cela la combustion dans le sang; j’indique seulement les
ANALYSES DE DIVERS SANGS
difficultés que présente encore la démonstration de ce phénomène. D’ailleurs, toutes les théories ne sont imaginées que pour faire avancer les sciences, et, à ce point de vue, elles présentent une utilité incontestable; mais il faut bien se garder de leur accorder une trop grande confiance quand elles ne sont pas encore entièrement démontrées.
Revenons donc à la constatation exacte des faits, et insistons sur l’état oxygéné du sang des veines qui viennent des glandes.
Voici quelques résultats d’analyses faites comparativement, au point de vue de l’oxygène du sang artériel et du sang veineux du rein, l’organe étant en repos et en fonction.
1° Sécrétion rénale en pleine activité. Chien vigoureux .
Sang du cœur droit .
2® Sécrétion rénale en activité .
Sécrétion rénale suspendue. Chien ]
vigoureux . . .
3® Sécrétion moyenne et active ....
4® Sécrétion peu active .Chien affaibli.
Sang artériel.
(Oxygènej
1 17,44 (rutilant).
Sang veineux.
(Oxygène)
16,00 (rutilant).