‹ Leçons sur les anesthésiques et sur l'asphyxieChapitre 12 sur 127 · FIBRINE DU SANG · texte numérisé non relu

FIBRINE DU SANG

tinctes. Les tranches inférieures ne contenaient que trèspeu ou point de fibrine mais elles étaient presque exclusivement constituées par les globules. Les tranches supérieures au contraire étaient les plus dépourvues de globules et contenaient les plus fortes proportions de fibrine. Ce analyses sont dues à M. Lassaigne.

M. Poiseuille, se fondant, en outre, sur des expériences qui lui sont propres, a émis l’opinion que la fibrine dissoute dans le plasma pourrait bien avoir pour rôle de contre-balancer l’effet de la grande densité des globules, et de les maintenir en quelque sorte en suspension dans la liqueur du sang.

Il a observé que si l’on défibrine le sang, et si on l’injecte dans un organe, le poumon par exemple, pour y entretenir une circulation artificielle, les globules circulent mal et viennent obstruer les vaisseaux capillaires.

Je vous ai déjà dit à plusieurs reprises que nous envisagions le sang comme une sorte d’atmosphère intérieure et liquide, comme un milieu dans lequel vivent tous nos organes ; c’est dans ce milieu qu’ils puisent les substances nécessaires à leur nutrition, mais c’est là aussi qu’ils rejettent leurs produits excrémentitiels ; il n’y a donc pas à proprement parler de sang pur et de sang impur, mais un sang plus ou moins riche ou plus ou moins pauvre en produits utiles.

Le plasma du sang, c’est-à-dire le sang dépouillé de ses globules rouges, est le liquide général de l’économie : il comprend la lymphe, le chyle, et tous les liquides interstitiels.

C’est donc le plasma ou la lymphe qui est le véritable

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