‹ Leçons sur les anesthésiques et sur l'asphyxieChapitre 11 sur 127 · GLOBULES ROUGES · texte numérisé non relu

GLOBULES ROUGES

se précipiter partiellement, ne laissant à la partie supérieure que du plasma presque pur.

C’est là ce qui existe normalement chez le cheval où il se forme toujours, dans les saignées, ce que les vétérinaires appellent le caillot blanc ; mais chez d’autres espèces, cela ne se rencontre que dans des états qu’on appelle pathologiques, ce qui prouve une fois de plus que les états physiologiques et pathologiques se confondent dans leurs expressions.

Sur l’animal vivant, cette tendance des globules à se précipiter est empêchée par l’agitation incessante du sang par les pulsations ; mais on comprend que si, par suite d’une circonstance quelconque, les globules se précipitaient, il pourrait en résulter des obstacles à la circulation qui seraient capables de constituer ce qu’on appelle des embolies.

Disons encore quelques mots de la coagulation du sang, considérée en elle-même. Nous savons que la fibrine, que contient le plasma à l’état de dissolution, se coagule en devenant insoluble, dès que le plasma est exposé à l’air. Si on laisse la coagulation du sang s’opérer librement, dans une éprouvette, par exemple, on peut observer que la densité des globules et de la fibrine sont dans des rapports inverses, de telle sorte que si les globules tendent à se porter au fond du vase, la fibrine tend à monter à la surface, tandis que l’albumine que renferme aussi le plasma reste uniformément mélangée à toute la masse.

On a fait deS analyses comparatives d’un caillot obtenu dans une éprouvette et coupé en plusieurs tranches dis-

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