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COMBUSTION RESPIRATOIRE

Et, en effet, bien que le sang veineux puisse quelquefois arriver à ne contenir plus que 1 ou 2 pour 100 d’oxygène, et que même ce gaz puisse parfois disparaître complètement dans certaines asphyxies, il existe cependant certains organes dans lesquels les deux sangs artériel et veineux sont, dans des conditions données, presque aussi oxygénés l’un que l’autre. Le sang veineux du rein, par exemple, gui, comme je vous l’ai déjà dit, est parfois aussi rouge que le sang artériel ; ce sang, dis-je, renferme alors presque autant d’oxygène lorsqu’il sort du rein que lorsqu’il y est entré. Quand une giande.est en, fonction, le sang veineux qui en sort est rouge et renferme peu d’acide carbonique ; il est noir, au contraire, et contient de très-fortes proportions d’acide carbonique si la glande est en repos ; j’ajouterai encore que les expériences ont montré que le sang des glandes est plus chaud lorsque ces dernières sont en fonction que lorsqu’elles sont en repos ; ce qui, pour le dire en passant, ne s’accorderait peut-être pas tout à fait avec la théorie de la combustion respiratoire. D’ailleurs, on ne saurait placer cette combustion respiratoire dans aucun tissu spécial ; elle s’opère dans le sang lui-même. Du sang artériel devient veineux dans une éprouvette en dehors de l’organisme com-me au sein des organes vivants. Ce sont là des faits vulgaires et bien connus qui ne permettent pas d’admettre un échange nécessaire de l’oxygène du sang avec les autres tissus pour former l’acide carbonique. Cependant l’absorption de l’oxygène est indispensable à l’entretien de la vitalité des autres tissus.

Indépendamment des gaz de l’atmosphère, le sang ren-

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ferme des matières minérales et des matières organiques qui proviennent également du milieu cosmique dans lequel vit Torganisme.

Les matières protéiques ou albuminoïdes du sang sont nombreuses, mais les plus remarquables sont certaine^ ment la fibrine et l’albumine, que l’on rencontre dans le plasma, et enfin l’hématoglobulinc (ou hémoglobine)^ qui se rencontre dans les globules rouges.

La plus singulière de ces trois substances est certainement la fibrine. En effet, elle existe à l’état fluide dans le plasma pendant la vie, elle circule avec lui dans tous les vaisseaux de l’économie; mais, dès que le sang est sorti du corps, elle ne tarde pas à se coaguler et devient solide. D’abord il se forme une pellicule superficielle ; bientôt la masse entière du plasma forme une sorte de gelée; puis le caillot formé se solidifie, et enfin la fibrine se rétracte, diminue beaucoup de volume et il s’en sépare un liquide peu coloré : c’est le sérum du sang, c’est-à-dire le liquide du plasma moins la fibrine.

Ce passage rapide de la fibrine de Tétât liquide à l’état solide, dès que le sang est sorti de l’économie, a beaucoup préoccupé les physiologistes et les chimistes, et a été déjà l’objet d’un grand nombre d’études dont je n’ai pas à vous- entretenir en ce moment.

Je me bornerai, à vous rappeler le fait remarquable de l’action qu’exerce sur la fibrine fluide le contact d’un corps étranger autre que la paroi vasculaire normale, de sorte que les membranes vasculaires seules auraient par leur nature la propriété d’empêcher la coagulation de la fibrine.

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