C. BERNÂBD
selles ou dans les régions à tissu cellulaire lâche qu’il faut pratiquer l’injection.
Étant donné les principales indications du manuel opératoire, revenons aux propriétés des divers éléments de l’opium. Nous avons vu que l’extrait d’opium est toxique, très-toxique même pour les oiseaux ; que la mort arrive à la suite de convulsions ; nous avons ajouté que cette action convulsivante était l’efifet de la thébaïne. Démontrons d’abord par des expériences concluantes cette propriété convulsivante de la thébaïne sur les divers animaux.
Expérience.- — Ihébdme. — Sur un chien terrier on fait sous la peau une injeetion d’un centimètre cube delà solution normale de chlorhydrate de thébaïne (1 gramme pour 100 grammes d’eau). Quelques minutes après, le chien présente de légères convulsions. Après un quart d’heure, il éprouve un violent tétanos, puis se relève avec la respiration haletante : pouls très-irrégulier. Bientôt les roideurs musculaires se reproduisent et deviennent plus énergiques dans le train postérieur; des convulsions éclatent au moindre attouchement. — Au bout de deux heures et demie de ces symptômes, l’animal est morne et abattu, mais il ne meurt pas.
On injecte sous la peau d’un autre chien 1 centimètre cube de solution normale de thébaïne; presque immédiatement on observe la roideur tétanique, des convulsions, une excitabilité extraordinaire. L’animal semble près de mourir, cependant les symptômes se calment assez rapidement et le chien survit encore.
On injecte sous la peau d’une grenouille 2,5 centimètres cubes d’une solution acide de thébaïne (1 gramme