INJECTIONS SOUS-CUTANÉES
lesquels il agit, et. qui doivent subir son action par l’in-
rtermédiairc du sang artériel. Mais pour les glandes, le phénomène présente encore une telle rapidité, que je ne comprend pas comment il peut se produire si vite. Ainsi, après avoir introduit un petit tube dans le conduit salivaire des deux glandes sous-maxillaires d’un chien, j’injectai d’un côté de l’iodure de potassium dans le conduit de f la glande, et presque immédiatement, quelques secondes à peine après l’injection, j’excitai la sécrétion salivaire de l’autre côté, et j’y constatai la présence de l’iode. Pour arriver là, il avait cependant fallu que cet iodure de potassium passât par le cœur et lut renvoyé ensuite à la tête par l’aorte, l’artère carotide et ses divisions,
11 serait certainement possible d’administrer la morphine par la voie du tissu glandulaire, et nous pourrions la pratiquer en enfonçant la pointe de la seringue de Pravaz dans la glande salivaire sous-maxillaire. Mais l’injection dans le, tissu cellulaire sous-cutané est beaucoup plus commode.
Du reste, il n’est pas indifférent, pour l’injection dans le tissu cellulaire, de choisir un endroit quelconque du corps. Chez les chiens, le tissu cellulaire sous-culané est très-condensé, dans la région dorsale, par exemple 5 la substance qu’on y injecte ne peut donc pas s’étaler facilement, de sorte que la surface absorbante est fort restreinte, et par conséquent l’absorption assez lente. Sous les aisselles ou dans les aines au contraire, le tissu cellulaire est plus lâche, la substance injectée s’étale plus aisément; la surface absorbante grandit ainsi, et l’absorption devient plus active. C’est donc autant que possible sous les ais-