MORPHINE SUR LES OISEAUX
est pour eux facilement toxique. Mais chez eux encore, elle est plus active en injection dans le tissu cellulaire que dans le jabot.
Expériences. — Morphine. — 1” Sur deux jeunes moineaux on injecte 1 cent, cube de la dissolution titrée de chlorhydrate de morphine sous la peau (25 centigr.) ; ils meurent tous deux en une heure environ.
2° Sur deux autres moineaux en tout comparables aux précédents, on injecte la même quantité de ehlorhydrate de morphine dans le jabot ; ils survivent tous deux. 11 faut encore ici tirer la conclusion que la morphine est plus active sous la peau que dans le canal intestinal.
Expériences. — 1" moineau. — Injection sous la peau de 5 milligrammes de morphine. L’oiseau semble bientôt s’endormir; il place la tête sous l’aile; mais il crie de temps en temps.
2" moineau. — Injection de 5 centigrammes de chlorhydrate de morphine. L’oiseau s’endort après quelques minutes d’un sommeil très-tranquille. Le lendemain on le retrouve bien portant.
3' moineau. — Injection de 1 centigramme de chlorhydrate de morphine. Il s’endort presque aussitôt; sommeil très-profond, la tête entre les jambes. Le lendemain il est parfaitement revenu à lui.
4' moineau. — On injecte 2 centigrammes de chlorhydrate de morphine. ILs’endort. Le lendemain on le trouve mort.
Les rats sont assez sensibles à l’action de la morphine.
Expériences. — Morphine. — On injecte sous la peau d’un rat blanc i cent, cube de la solution normale de mor-
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