‹ Leçons sur les anesthésiques et sur l'asphyxieChapitre 57 sur 127 · C. BERNARD · texte numérisé non relu

C. BERNARD

chine. Il y a narcotisation avec faible excitabilité ; la sensibilité de la cornée a beaucoup diminué. — Le lendemain l’animal semblait être encore sous l’influence de la morphine.

Sous la peau d’un autre rat on injecte 2 cent, cubes 1,/2 de la solution titrée de chlorhydrate de morphine (5 centigr. par cent. cube’). La narcotisation a été rapide et parfaite, mais de peu de durée. Après une heure environ l’animal était revenu à lui.

Les expériences suivantes démontrent que pour le rat la morphine devient toxique à la dose de 25 centigrammes :

On introduit sous la peau d’un rat blanc 5 cent, cubes de la solution normale de morphine (1 cent, ci^ 0®'05). Il y a d’abord narcotisation, puis convulsions après deux heures, et mort après quatre heures.

Sous la peau d’un autre rat blanc, on injecte 2 cent, cubes de la même solution. Il y a d’abord narcotisme, puis convulsions ; pupilles très-dilatées ; l’animal revient à lui dans la nuit.

Enfin, les grenouilles sont extrêmement réfractaires à la morphine. Il faut très-longtemps pour que l’action se produise: en général, c’est seulement au bout de plusieurs heures que J’effet soporifique commence. De plus, il faut donner environ 2 centigrammes, ce qui est une dose énorme, relativement à la petite taille de l’animal. Dans ces conditions, il se produit d’abord chez les grenouilles le phénomène tout particulier dont nous avons parlé et qui avait été déjà signalé par Jean Müllen c’est une exagération considérable de l’excitabilité. Cependant la

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