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Leçons sur les auto-intoxications dans les maladies

Prépondérance de la pathogénie dans les préoccupations de la médecine contemporaine. — Les quatre grands processus pathogéniques : dystrophies élémentaires primitives ; réactions nerveuses ; troubles préalables de la nutrition; infection. — Influence des troubles préalables de la nutrition sur la production de la plupart des maladies chroniques et de beaucoup de maladies aiguës. — Définition de la diathèse envisagée comme un tempérament morbide.

L'infection. Nature vivante de la matière contagieuse. Petit nombre des maladies pour lesquelles le parasitisme est établi avec certitude. Vraisemblance extrême de l'hypothèse d'après laquelle toute contagion serait fonction d'un organisme végétal. — Rôle du médecin en présence des doctrines microbiennes. — Abondance des microbes autour de l'homme, et rareté relative de l'infection. — Association et combinaison des processus pathogéniques. Impuissance ordinaire des réaetlonsinerveuses à déterminer à elles seules la maladie.

Prédispositions morbides constituées par les dlathèses arthritique et scrofuleuse. Opportunité morbide, courte diathèse créée par une réaction nerveuse qui vicie momentanément la nutrition et ouvre la porte à l'infection. Diathèse acquise, diathèse héréditaire. Accidents paroxystiques au cours des diathèses.

Lien entre les découvertes nouvelles et l'observation médicale traditionnelle. Le médecin a un double devoir : lutter contre les microbes, et fortifier l'organisme contre eux.

Comment le trouble de la nutrition peut produire la maladie. Intoxication de l'organisme par augmentation ou rétention de matières normales; intoxication par production de matières anormales.

Part de l'intoxication dans le processus de l'infection. Les cinq hypothèses relatives au mode d'action des microbes pathogènes. Rôle des microbes dans la formation de certains poisons normaux dans l'organisme.

Nous vivons dans un temps où il est bon de vivre, quand on s'intéresse aux choses de la médecine.

Bouchard, Auto-intoxications. 1

Ce n'est pas qu'elle se renouvelle, comme on le dit volontiers, mais elle a certainement changé d'objectif.

Après s'être attachée pendant de longues années à la constatation des symptômes, à la recherche des lésions anatomiques, à l'étude de la physiologie pathologique, elle aborde la pathogénie. La préoccupation de la genèse des maladies, c'est là ce qui caractérise notre époque médicale.

Si les causes sont innombrables, vous savez que les procédés suivant lesquels elles arrivent à provoquer la maladie peuvent être ramenés à quatre types. Ces quatre grands processus pathogéniques sont : 1° les dystrophies élémentaires primitives; 2" les réactions nerveuses; 3" les troubles préalables de la nutrition; h° Finfection.

Le premier de ces processus est le plus simple, mais il est le moins étudié, et je puis dire qu'il est presque complètement méconnu. C'est celui qui résulte de l'action vitale des cellules, quand elle est directement mise en jeu par quelque cause physique, mécanique ou chimique, depuis le coup de foudre jusqu'aux intoxications, en passant par le traumatisme. Si l'on néglige plus qu'il ne conviendrait l'étude de ce processus simple, c'est que, très souvent, il se complique d'effets locaux, vasculaires ou autres, qui sont le résultat réflexe de solUcitations nerveuses.

On connaît depuis longtemps l'importance du système nerveux comme intermédiaire dans la provocation des maladies ; peut-être l'a-t-on exagérée, peut-être a-t-on accordé aux réflexes une influence pathogénique plus grande que celle qu'ils ont en réalité. Lorsqu'ils sont mis en œuvre chez un homme bien portant, ils n'arrivent que rarement à faire naître la maladie proprement dite; mais leur rôle est souvent d'amener des malaises passagers ou des troubles de la santé, pour un temps plus ou moins long, au point de réaliser la prédisposition ou l'opportunité morbide.

Vous savez que ces influences pathogéniques sont périphériques ou centrales; c'est en agissant sur les extrémités nerveuses cutanées que le froid et l'humidité interviennent comme

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