LES DIVERS PROCÉDÉS HYDROTHÉRAPIQUES
La circulation d'eau froide au moyen des appareils ingénieux de Dumontpallier et de Clément produit une réfrigération réelle; mais ce sont des procédés encore peu usités, sur lesquels je n'ai pas de jugement personnel à émettre.
Le lavement froid, ou d'eau glacée, rafraîchit certainement le rectum, mais ne détermine pas l'abaissement thermique générai.
Il nous reste à parler du procédé qui est généralement préféré, le bain général, dont l'eau se trouve à une température inférieure à celle du corps du malade.
Le bain froid peut être donné suivant la méthode de Brand ou de Liebermeister. D'après Brand, quand la température dépasse 38°, 5, on donne 8 fois par jour un bain à basse température de dix à quinze minutes.
Liebermeister laisse le malade dans les bains pendant toute la durée de la maladie; leur durée est la même, et il en donne 12 fois par jour. La température peut être de 15% ce qui a été abandonné; de 18° à 20°, c'est la règle habituelle; on peut même les donner à 25°. Il faut avoir soin d'appliquer de l'eau froide sur la tête auparavant.
On laisse le malade dans le bain jusqu'au frisson complet, et on le retire souvent dans un état alarmant. Il faut une véritable sérénité d'âme pour appliquer rigoureusement cette méthode en présence de la souffrance des malades. Il est juste de dire que, si on leur impose des souffrances cruelles, on leur garantit presque la guérison.
Mais il existe peut-être un procédé aussi efficace et moins inhumain.
La cruauté des bains froids leur a fait substituer les bains tièdes. Il y a le bain tiède à température désagréable, à 28°; c'est l'hypocrisie du bain froid : car, pour un homme dont le corps est à ZiO°, la sensation est la même à 28° qu'à 25° ou 20°.
Ziemssen a proposé le bain tiède graduellement refroidi. La température initiale est de 35°; chez des fébricitants, elle détermine déjà une sensation de froid très pénible. Puis on abaisse rapidement la température du bain de telle façon que, en dix