MA MÉTHODE DES BAINS TIÈDES
5 dixièmes, plus tard elle est de 6 dixièmes, enfin de 7 dixièmes dans la quatrième semaine.
Suivant les heures, il y a aussi des variations. La température d'un typhique monte de sept heures du matin à trois heures de l'après-midi, alors se produit une décroissance, puis vient une ascension nouvelle dont le maximum est réalisé vers minuit. De minuit à sept heures, la détente s'opère, et le malade perd tout Fexcès de température qu'il avait mis la journée à acquérir. C'est entre minuit et six heures qu'on a les abaissements thermiques les plus considérables après le bain ; les abaissements de 3 degrés se voient vers le matin.
Les bains procurent-ils aux malades d'autres avantages qu'une soustraction physique de chaleur? Sans nul doute. D'abord l'abaissement thermique qui suit le bain s'accompagne d'euphorie, comme celui que produit la quinine, tandis que la diminution de chaleur déterminée par l'antipyrine laisse persister ou accroît le malaise.
D'autres bénéfices sont encore obtenus. Le déhre, quand il existait à l'entrée, tombe après trois jours de traitement au plus. Il n'y a plus de véritable stupeur typhique. Les malades traités par les bains ne cessent pas de comprendre ce qu'on leur dit et de répondre aux questions.
Suivant la remarque de M. Skinner, un de mes élèves, qui a consacré une fort bonne thèse à l'étude de ma méthode de balnéation, on voit les malades s'intéresser sans cesse à la marche de leur température et discuter entre eux pendant le bain sur le nombre de dixièmes de degré qu'ils ont avant ou après.
La langue demeure constamment humide, et, si elle était sèche au début du traitement, cette sécheresse disparaît au bout de quelques bains. Les dents ne sont point fuligineuses.
Le teint n'est pas de celte pâleur terreuse qui atteste l'intoxication profonde de l'économie. 11 est blanc, et souvent même rose, chez les sujets à peau fine.
Enfin le besoin de sommeil se manifeste après chaque bain, et les malades goûtent le sommeil de la nuit, qui manque en