‹ Leçons sur les auto-intoxications dans les maladiesChapitre 144 sur 227 · MA MÉTHODE DE BALNÉATION · texte numérisé non relu

MA MÉTHODE DE BALNÉATION

malades peuvent ainsi passer la moitié de la journée dans l'eau. L'abaissement est plus durable qu'avec le bain froid ; les ressauts de température sont beaucoup moins considérables.

En plongeant le malade dans un bain qui n'est que de deux degrés inférieur à sa température, je ne provoque pas le spasme vasculaire réflexe qui empêche le sang de venir se refroidir dans la peau. L'abaissement de la température de l'eau s'opèreinsensiblement et ne transforme jamais le bain en bain froid.

Quels effets résultent des bains administrés suivant la méthode que je préconise? Un abaissement presque constant de la température centrale, une réfrigération qui varie suivant ladate de la maladie et l'heure de la journée. La réfrigération est, en moyenne, de 5 dixièmes de degré; elle peut être quelquefois de trois degrés. C'est au nom d'une expérience appuyée sur le chiffre de 6000 bains que je puis parler. Quelques exceptions doivent être notées. Chez certains malades, par hasard, la température ne s'abaisse pas ; on peut constater même une élévation thermique de 1 à 5 dixièmes de degré. Cette anomalie se montre chez certaines femmes très nerveuses et chez quelques hommes vers la fin du traitement, quand la répétition des bains a fini par développer chez eux une répugnance insurmontable et une vive irritation.

L'élévation thermique qui se fait après le bain ne s'opèrequ'avec lenteur, ce n'est jamais une ascension brusque.

Il est à remarquer qu'on réussit d'autant mieux à refroidir lemalade que sa température est plus élevée, tout en demeurant comprise entre 37° et kO"; au contraire, chez les malades à température excessive, au delà de ZiO" et Zil", le refroidissement est d'autant moindre que la température est plus élevée. L'abaissement est moindre entre hi" et [i2^ qu'entre 40° et M", Au-dessous de 38", la réfrigération est également difficile ; un homme sain se refroidit à peine dans le bain tiède.

Les différences d'abaissement thermique dans les bains varient également suivant les périodes de la maladie. Dans celle où domine l'hyperlhermie et au début, il est plus difficile de refroidir les malades; la moyenne d'abaissement est de

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