‹ Leçons sur les auto-intoxications dans les maladiesChapitre 177 sur 227 · TRENTIÈME LEÇON · texte numérisé non relu

TRENTIÈME LEÇON

CHOLÉRA (fiu).

Il existe un poison particulier dans les urines des cholériques. — Les accidents que présentent les animaux auxquels on les injecte ne peuvent s'expliquer par une infection. — Effets que produisent sur les animaux les substances solubles et les substances insolubles dans l'alcool que contient l'urine cholérique. — Le poison qui cause les symptômes cholériformes chez les animaux est soluble dans l'alcool et organique. — La seconde période du choléra est le résultat d'une autre intoxication, par les poisons normaux dont le rein ne débarrasse plus l'organisme : c'est de l'urémie. — Myosis des cholériques anuriques. — Cette urémie terminale du choléra diffère de l'urémie ordinaire, parce que plusieurs des sources des poisons urémiques sont supprimées.

L'histoire de la marche du choléra nous oblige à le considérer comme une maladie infectieuse. Mais sur la question de la réalité de l'agent pathogène de Koch, il reste des doutes.

Tout en admettant, par analogie, qu'il y a un agent infectieux propre au choléra, nous devons nous demander si le microbe fait tout le mal, ou si, parmi les symptômes de la maladie, il n'y a pas place pour des accidents d'intoxication dus à un poison fabriqué par l'organisme lui-même ou par le microbe.

Ce poison, je crois qu'il existe réellement, et l'étude de la toxicité des urines des cholériques m'a conduit à penser qu'il s'élimine par les urines. La toxicité des urines cholériques présente des caractères particuliers. Outre les propriétés qui leur sont communes avec les urines normales (la contraction pupillaire, rafTaiblissement musculaire, certains troubles respiratoires, l'hypothermie, la diurèse), les urines cholériques déterminent chez les animaux auxquels on les injecte par voie intra-veineuse : une cyanose très accentuée de la face interne de l'oreille, — une hypothermie beaucoup plus considérable et

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