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EMPLOI DES ANTIDOTES

tant sa sécrétion par les boissons froides, les lavements froids. Quand, chez les typhiqucs, la quantité d'urine s'élève de 500 grammes à plusieurs litres et Cfu'il en résulte une amélioration, il est bien probable que celle-ci est la conséquence de l'expulsion de produits toxiques par la voie urinaire. Enfin on ne dédaignera pas absolument l'émonctoire intestinal, qui peut être sollicité prudemment par les drastiques.

La saignée n'est valable que dans les intoxications avec anurie et imperméabilité notable du rein.

Peut-être est-il possible de faire quelque chose de plus, détruire le poison, ou l'empêcher de se former. Je vous ai dit dans quelles proportions l'air comprimé diminue la toxicité urinaire. Cela se peut interpréter de deux façons : ou bien la désassimilation, se faisant en présence d'une plus forte proportion d'oxygène, donne naissance à des produits plus oxydés qui sont moins toxiques; ou bien les globules, ayant plus d'oxygène à leur disposition, brûlent dans le sang une plus grande masse de poisons. De là l'utilité, un peu théorique peut-être, de l'air comprimé ou des inhalations d'oxygène.

Après l'échec des moyens précédents, il ne reste plus à employer que les antidotes dont l'empirisme nous a enseigné les propriétés : dans les fièvres ataxo-adynamiques l'opium, le musc, quelquefois le chloral, qui peuvent neutraliser certains effets des poisons; les stimulants diffusibles, alcool, café, injections d'éther.

Même si le poison morbide est fabriqué par des microbes dans l'intimité des organes, on n'est pas en droit de dire qu'il soit impossible de s'opposer à son développement.

En tout cas, cette impossibilité, je l'ai tentée. Dans mes essais d'antisepsie générale, je devais m'adresser aux substances capables d'entraver la vie des agents infectieux, de rendre moins intense l'activité des microbes. Je devais adopter l'injection in- Ira-veineuse de ces substances; car l'absorption est si lente par la voie sous-cutanée ou intestinale, et l'élimination par les éraonctoires si rapide, que l'agent antiseptique n'aurait pas le temps d'imprégner tout l'organisme. — Dans tout ce que je dis, notez-le

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