SES AVANTAGES
d'animal; après la désinfection des matières fécales par la naphtaline, 90 à 100 centimètres cubes d'urine étaient inoffensifs. Cette innocuité des urines a duré autant que l'antisepsie du tube digestif. L'antisepsie supprimée, les urines sont redevenues toxiques.
Avec le charbon j'étais moins éclairé sur la cause de l'innocuité des urines, puisqu'il fixait les matières colorantes de la sécrétion bihaire. Avec la naphtaline, je ne supprime que les fermentations. Il faudrait pouvoir supprimer aussi la bile ; mais comme, chez les individus dont la bile cesse de fluer dans l'intestin, elle passe dans le sang, le problème ne peut être résolu. Il faudrait avoir un individu porteur d'une fistule biliaire et supprimer chez lui l'alimentation. Toutes ces causes de toxicité écartées, ce qui resterait de toxicité dans l'organisme serait attribuable aux poisons de désassimilation; c'est là une recherche pour l'avenir.
En résumé, j'ai réussi à démontrer que non seulement il y a des poisons dans l'intestin, mais qu'ils sont une menace constante d'intoxication pour l'organisme. J'ai montré, après les sources des matières toxiques, leur cheminement à travers l'organisme, leur éhmination par les urines, flot de l'égout collecteur qui entraîne la toxicité venue d'ailleurs. Si l'urine ne se forme pas, il pourra en résulter l'intoxication, qui sera souvent d'origine intestinale; voilà pourquoi, au lieu d'urémie, j'ai proposé de dire stercorémie, ou coprômie.
Si j'ai consacré de si longs développements aux prolégomènes physiologiques, c'est qu'ils étaient indispensables pour aborder l'analyse des faits pathologiques.