PROPRIÉTÉS DES FERMENTS
La végélalion des organismes qui ont besoin, pour vivre, de malières organiques, doit nécessairement influer sur le milieu auquel elles empruntent leurs éléments nutritifs. Les modifications qui se produisent sont, en outre, intimément liées aux phénomènes de respiration el exercent sur le milieu une action profonde qui change notablement sa composition première.
Ce que nous venons de dire s'applique surloul aux organismes dont le mode de vie est tout spécial, à cause du manque de chlorophylle : aux Infusoires aussi bien qu'aux Champignons et aux Bactéries. Ce sont des Champignons, en particulier, les levures, les moisissures, elc. qui, se prêtant, jusqu'à un certain
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point, avec plus de facilité aux expériences, ont fourni les données les plus exactes sur les phénomènes dont nous parlons : nous aurons dans la suite à les citer souvent comme exemples.
L'intérêt qui s'attache aux Bacleries provient, en grande partie, de leur action sur le milieu où elles se trouvent. C’est celle action qu'il nous faul maintenant étudier avec détail, en donnant les résultats les plus importants que les recherches actuelles on! pu fournir.
Les organismes sans chlorophylle peuvent se diviser en deux catégories principales, suivant que leur substralum est une substance vivante ou une subslance morte. On donne le nom de Parasites à ceux qui se trouvent dans l'intérieur des êtres vivants ou à leur surface et qui, dans tous les cas, vivent à leurs dépens.
Les autres portent le nom de Saprophytes el se nourrissent aux dépens de substances mortes. Quelques espèces peuvent, à la fois, s'adapter à ces deux manières de vivre; on peut les considérer comme Parasites aussi bien que comme Saprophytes. D’aulres ne peuvent entrer que dans l’une ou l'autre de ces deux catégories.
Nous aurons bientôt à examiner de plus près ces différences et ces distinctions, surtout en ce qui regarde les Parasites. Il suffit, pour le moment, d’a-
voir signalé leur existence.