‹ Leçons sur les bactériesChapitre 44 sur 52 · TRACHOME. PNEUMONIE. LÈPRE, ETC · texte numérisé non relu

TRACHOME. PNEUMONIE. LÈPRE, ETC

Il est une autre maladie due à un Micrococcus particulier susceptible d’être cultivé et inoculé et qui est facilement transmissible : c'est le Trachome qui d’après M. Sattler {1) est produit par un organisme parasitaire. C'est une inflammation de la conjonctive oculaire, connue vulgairement en Allemagne sous le nom d’inflammation égyptienne. C'est le cas d'ajouter qu'une autre maladie de la conjonctive, le Xerosis de la conjonctive oculaire, est due aussi à un petit Bacterium en bâtonnets (2).

(1) Sattler. — Natur ‘d. Trachoms, ele., Ophthalm. Gesellsch. zu Heidelberg, 1881, p. 18; 1882, p. 115.

(2) Schleich. — Zur Xerosis conjunctivae, Nagels Mittheil., Tübingen I, p. 145.

. D'après M. Friedlaender la pneumonie aiguë est causée par un Micrococcus de forme spéciale, que l’on peut cultiver dans de la gélatine et qui se présente en courtes rangées de cellules enveloppées d'une masse assez considérable de mucilage (1).

Un Bacille se rapprochant par quelques points de celui de la tuberculose, a été signalé par M. Hansen et Neister dans la Lèpre (2). D'autres Bacilles ou du moins d’autres formes en bätonnels, dont le mode de vie est plus ou moins voisin de celui de la Bactérie charbonneuse, ont été trouvés et en partie bien étudies dans toute une série de maladies propres aux animaux, telles que la seplicömie des souris de M. Koch, septicémie que MM. Koch et Gaffky désignent sous le nom de « malignes (Edem » (3), le charbon symptomatique (4), ele.

Citons encore le Rouget du Porc, à propos duquel il s'est produit des différences d'opinion très notables entre M. Pasteur et M. Klein (5); la Diphtérie du pigeon et du veau par M. Leefller, etc (6).

(1) C. Friedlkænder.— Ueber d.Schizom. b. d. acuten fibrin. Pneumonie. Virchow's Archiv., T. 87 (1882), p. 312 et Fortsch. d. Med. I, 1883.

(2) Neisser. — Ziemssen’s Handb. d. exp. Pathol. u. Therapie, XIV.

(3) Mittheih. aus d. Reichsgesundh. 1.

‘4) Bollinger u. Feser. — Deutsche Zeitschr. f. Thiermed, 1878-79. — T. Ehlers : Unters. über. d. Rauschbrandpilz Dissert. Rostock, 1884.

(5) Voir à ce sujet une communication récente à la Societé de Biologie de Paris (déc. 1885) de M. le Dr Roux.

(6) Leeffler. — Reichsgesundh. II, p. 421.

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