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DIPHTÉRIE

Nous devons à M. Læffler (1) des travaux étendus sur la Diphtérie. Son étude est accompagnée d’une discussion approfondie des résultats obtenus par ses

(1) Læffler. — Reichsgesundheitsamt II, 421.

DIPHTERIE 299 prédécesseurs el l'on pourra y recourir, si l'on désire sur cette maladie d’autres détails que ceux que nous allons donner.

On sait que l’un des symptômes caractéristiques de la Diphtérie chez l'homme est fourni par la présence de plaques blanches sur la muqueuse trachéenne, de tonsilles autrement dit, et il est démontré que c’est par leur intermédiaire que la maladie se transmet aux personnes saines. L'étude de ces plaques a fait découvrir, d’une manière pour ainsi dire constante, des amas compacts de Microcoques et, en outre, dans quelques cas signalés pour la première fois par M. Klebs, de petits bätonnels.

M. Leffler confirma lous ces premiers faits el soumit les organismes ci-dessus mentionnés à des cultures et à des expériences rationnelles pour mettre au jour leurs propriétés pathogènes.

Le Micrococeus forme, dans les cultures, des chainons assez semblables à ceux que donne l’Erysipele. Dans l'organisme diphtérique, on le voit passer des plaques superficielles, à l'intérieur des tissus et par les vaisseaux Ivmphatiques, dans les organes profonds, pour s’y développer avec une intensité prodigieuse. Inoculé à l’état de pureté à des animaux, il se développe de la manière qui a été indiquée et rend les animaux malades, mais sans donner les symptômes caractéristiques de la Diphtérie. Il est par suite très possible que le Microcoque produise certaines

complications morbides, sans avoir la signification qu'on lui prête d’engendrer avec certitude la Diphtérie.

Les bâtonnets se reproduisent bien dans le sérum du sang mais leur culture est en général très difficile. Isolés, ils atteignent la longueur des Bacilles de la tuberculose et les dépassent de deux fois en largeur. Ils s'en distinguent d’ailleurs d’une manière assez précise en ce qu'ils ne reproduisent pas les mêmes symptômes. Ils se présentent, dans les plaques des muqueuses diphleriques en groupes cantonnds dans les premières assises sous-épithéliales, mais on ne les retrouve plus dans les organes internes des malades. Les inoculations à des animaux donnent des symptômes assez analogues à ceux que l’on rencontre dans la diphtérie. M. Lefiler conclut de ces faits, sans qu'il faille accorder pourlant à sa conclusion une importance extrême, que, fort probablement, ces bâtonnets sont les agents effectifs de la Diphtérie chez l’homme.

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