‹ Leçons sur les effets des substances toxiques et médicamenteuses (volume 2)Chapitre 103 sur 120 · SUR LES MOUVEMENTS VIBRATILES · texte numérisé non relu

SUR LES MOUVEMENTS VIBRATILES

' cloches, faire, au moyen d’éponges que nous y faisons passer, une atmosphère élhérée qui amènera l’anesthésie d’une couleuvre et d’un lézard qui y ont été placés.

La dose d’éthqr produit bientôt après chez le canard un aifaissement anesthésique, tandis que les effets de l’éther ne sont pas encore bien marqués surles animaux à sang froid. La couleuvre cependant, après s’être agitée, est maintenant immobile et complètement insensible. Les effets de l’éther sont d’autant plus lents à disparaître qu’ils ont mis plus de temps à se produire : le canard aura recouvré toute l’intégrité de ses fonctions de sensibilité avant que ces animaux à sang froid scient revenus de l’étal où vous les voyez.

J’ai eu occasion déjà de vous entretenir de l’inégale vitesse avec laquelle les différents organes perdaient leur sensibilité; je vous ai dit, à ce sujet, que le nerf trijumeau la conservait le dernier, que la cornée et la conjonctive restaient les derniers organes sensibles, puisqu’ils devenaient insensibles à leur tour, mais dans un ordre variable. Dans l’anesthésie par l’éther, la sensibilité de la conjonctive disparaît avant celle de la cornée, ainsi que vous pouvez l’observer sur ces animaux.

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