IC
5ti —
3' Expérience. — Capacité de la cloche
: 2330 centimètres cubes.
Oijgàue
Acidti carbonique
Temps.
restant.
eipiré.
Azote.
3ü minutes
1 heure 1*2 minutes..
1 heure 34 minutes .
Vous pouvez voir sur la figure 12 l’ensemble de ces résuUals figuré graphiquement. V'ous n’y trouverez que les deux premières expériences, les observations de la troisième étant prises à des intervalles trop éloignés pour que la ligne qui résulleiait de leur représentation pùt être considérée comme donnant une image suffisamment approchée de la marche du phénomène.
Le temps est compté sur l’axe des abscisses à partir de l’entre-croisement des coordonnées. Quant aux ordonnées, elles représentent l’absorption d’oxygène faite aux dépens du milieu confiné par l’animal eu expérience, la quantité d’acide carbonique rejetée par lui et l’augmentation de l’azote pour 100 volumes de gaz.
Dans la première e.vpérience l’ordonnée 0,0X, qui descend au-dessous de l’axe des abscisses, montre l’oxy-
RESPIRATION
gènedisparu ou en moins.
L’ordonnée O, CO*, qui s’élève au-dessus de l’axe des abscisses, montre l’acide carbonique apparu ou en plus. On voit qu’il n’y a pas un rapport exact entre l’oxygène disparu et l’acide carbonique apparu. Car au bout de 1 2 minutes il y a 3 d’oxygène disparu et seulement 2 d’acide carbonique apparu; après 27 minutes il y a 9 d’oxygène disparu et seulement 6 d’acide carbonique produit; après 53 minutes il y a une disproportion moins grande :
car on trouve, pour 12 d’oxygène disparu, 11 d’acide carbonique;enfin après 75 minutes il y a 15 d’oxygène en moins dans l’atmosphère et 1 2 d’acide carbonique en plus.
Dans la deuxième expérience les courbes se ressemblent beaucoup
DiUSS UN MIUEU CONFINÉ.
avec celle» de la première, l’oxygèae et l’acide <arbonique se comportent de même : car à la fia de l’expérirace on trouve, après 5fi minutes, 12 d’oxygène en moins et 9 d’acide carbonique en plus.
Dans les deux premières expériences, la ligne O, ÂZ qui s’élève au-dessus de l’axe des abscisses montre la quantité d’azote augmentée dans l’atmosphère. Cette courbe est très-remarquable en ce qu’elle met en lumière les oscillations que subit l’exhalation ou l’absorption de ce gaz dans une atmosphère confinée.
Les courbes qui sont données dans la troisième expérience (fig. 13) ont été construites avec des observations faites à des temps plus éloignés. Néanmoins le phénomène présente toujours la même physionomie, et les courbes gardent toujours le même rapport entre elles. Après 72 minutes, par exemple, il y a 8 d’oxygène disparu et 6 (C) d’acide carbonique apparu.
L’examen de ces diverses courbes rapportées dans les trois expériences dans une atmosphère confinée non recueillie conduit aux mêmes conclusions que celles que MM. Renault et Reiset avaient tirées de leurs expériences sur des atmosphères limitées, mais renouvelée».
On voil immédiatement que, contrairement à la théorie de Lavoisier, il est bien loin d’y avoir un rapport constant entre l’oxygène absorbé et l’acide carbonique produit. Vous pouvez voir même qu’à un moment où l’oxygène est absorbé en quantité crmssante, il y a diminution de la quantité d’acide carbonique rendu. Quand donc on fait séjourner et mourir un
RESPIRATION
animal dans une atmosphère limitée, l'oxygène absorbé est toujours supérieur à l’acide carbonique rendu; bien qu’à un eertain moment son absorption soit considérablement ralentie. •
Nous avons dû expliquer cette disparition de l’oxygène en admettant qu’il était retenu par l’animal à l’état d’acide carbonique ; ce qui expliquerait en même temps la diminution de l’atmosphère.
Une expérience directe est venue conlirmer cette interprétation du phénomène.
Vous n’avez pas oublié que, dans la dernière leçon, un chien en digestion fut saigné et mis ensuite sous une cloche bien fermée. On l’en tira au moment où il allait succomber, et on le saigna de nouveau, toujoui's en aspirant par la jugulaire le sang du ventricule droit.
Nous voulions savoir quelle quantité d’acide carbonique renfermait le sang recueilli avant l’asphyxie, et quelle quantité il en renfermait après. > Or vous vous rappelez qu’on avait trouvé, avant l’asphyxie, que le sang contenait 2,88 pour 100 d'acide carbonique, tandis qu’après l’asphyxie il eti contenait 4,55. > '
Mais l’observation ne se borna pas à ce résultat déjà fort intéressant. L’acide carbonique avait été retiré du sang en le déplaçant par de l’oxygène; s on voulut voir quelle quantité d’oxygène pouvait dissoudre le sang dans les deux cas. Or nous avons vu que le sang recueilli avant l’asphyxie en prenait 13,88 pour 100, tandis que le sang recueilli après n’en dissolvait plus que 8,55. Si ce dernier résultat se reproduisait; il offrirait