IRRITABILITÉ MUSCULAIRE
enjeu une excitation particulière portée par les nerfs. Pour prouver l’exactitude de cette vue, il fallait pouvoir isoler l’action musculaire de l’excitation nerveuse. Or, je crois que le curare, opérant cette séparation, résout la question de la manière la plus complète et la plus satisfaisante. Il est impossible en effet d’admettre l’identité de deux propriétés telles qu’un même agent détruit l’une, tandis qu’il laisse intacte ou même augmente l’autre. Au point de vue delà pathologie, il ressort de cette séparation la démonstration de la possibilité de deux ordres de paralysies ; les unes nerveuses, les autres musculaires.
Vous avez vu que la galvanisation du pneumogastrique arrête le cœur; que celte galvanisation reste sans effet chez un animal empoisonné par le curare ; que , dans ce cas enfin , le cœur abandonné à sa contractilité proproi continue à battre pendant fort longtemps. Le cœur est donc un muscle qui, s’arrêtant lorsqu’on appelle sur lui l’excitation nerveuse, semblerait pendant la vie, alors qu’il se contracte continuellement , être soustrait à l’influence nerveuse.
11 est d’autres organes qui paraissent présenter ce phénomène d’une manière inverse. Pendant la vie les intestins ne se contractent pas visiblement , et, après la mort, lorsque le système nerveux cesse d’agir, ils se contractent avec une certaine énergie. Un animal étant sacrifié rapidement , l’intestin entre en contraction après la mort. Dans la queue de certains animaux, des lézards particulièrement, on trouve des
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