‹ Leçons sur les effets des substances toxiques et médicamenteuses (volume 2)Chapitre 89 sur 120 · ACTION DE LA STRYCHNINE · texte numérisé non relu

ACTION DE LA STRYCHNINE

Nous avons vu son action porter d’abord sur les nerfs de sentiment, et plus tard la moelle et les nerfs moteurs perdre leurs propriétés par suite de l’état général de l’animal en expérience.

La strychnine s’emploie dans certains cas de paralysie, dans les hémiplégies, dans les paralysies faciales. Quel effet produit-elle dans ce cas?

Son action, qui porte sur les extrémités des nerfs de sentiment, se généralise et tend à se répandre sur tous les nerfs moteurs. Or, on veut faire que cette influence, dans sa tendance à se généraliser, se porte sur les parties paralysées et rétablisse leurs rapports avec les excitants physiologiques.

Bowman, qui a eu l’occasion d’observer ces effets, dit que la sirychnine produit des congestions vers les origines des nerfs paralysés, congestions qui seraient une cause d’excitation pour ces nerfs. Lorsque les effets sont poussés trop loin, ils épuisent le système par l’exagération d’un phénomène normal.

Peut-être est-ce à ces congestions qu’il faut recourir pour expliquer comment les convulsions surviennent plus fortes dans les membres paralysés que dans les membres sains. Quand on a coupé la moitié latérale de la moelle, la strychnine agit plus vite sur le membre correspondant, parce qu’il est plus sensible. De même, quand on a coupé toute la moelle, les membres postérieurs sont plus vite atteints, parce que la sensibilité réflexe y est déjà exagérée.

Enfin, Messieurs, je vous rappellerai que ces poisons que nous venons d’étudier présentent ce caractère com-

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