‹ Lecons sur les localisations dans les maladies du cerveauChapitre 113 sur 200 · FOYERS DE RAJMOLLISSEMENT LOCALISÉS · texte numérisé non relu

FOYERS DE RAJMOLLISSEMENT LOCALISÉS

exemple, devra déterminer une dégénération descendante des deux faisceaux pyramidaux. Cette combinaison s’est trouvée réalisée dans une intéressante observation publiée par M. Hertz (1).

Un foyer de ramollissement, gros comme une lentille, siégeait sur le lieu même de l’entrecroisement des pyramides ; il en est résulté une dégénération secondaire symétrique des faisceaux pyramidaux, qu’on pouvait suivre dans toute l’étendue de la moelle épinière.

(i) Dtutscl. Arch, 393, 1874.

SIXIÈME LEÇON

Dégénérations secondaires de cause cérébrale (fin). — Amyotrophies consécutives.

SoJttMiURE. — Les lésions dégénératives du faisceau pyramidal permettent d’établir nettement les rapports anatomiques de ce faisceau. — La terminaison des fibres de ce faisceau dans la moelle épinière donne matière à plusieurs hypothèses. — L’aboutissant de la fibre pyramidale est la cellule antérieure. — Généralement cette cellule arrête le travail de dégénération descendante. — Quelcprefois elle est envahie elle-même. — Troubles trophiques qui sont la conséquence de la dégéuération propagée aux cornes antérieures.

Il existe donc autre chose que des rapports de contiguité entre le faisceau pyramidal et la substance grise de la moelle épinière. — Atrophie musculaire des hémiplégiques. — Observations de Charcot, Vulpiant, Hallopeau, Leyden, Pitres, Brissaud.

La propagation se fait-elle par le tissu conjonctif ou par les fibres nerveuses elles-mêmes ?

Messieurs,

J’en aurais fini avec l’histoire particulière des dégénérations secondaires de cause encéphalique, si je ne devais encore, avant de passer outre, arrêter un instant votre attention sur quelques faits de détail qui n’ont pas trouvé place dans l’exposé qui précède.

L’anatornie des faisceaux pyramidaux, faite d’après l’étude du développement de ces faisceaux et des dégénérations descendantes qui s’y produisent, a permis d’étahlir, vous l’avez reconnu, que les flhres nerveuses qui les com-

posent prennent leur origine dans l’écorce grise des circonvolutions rolandiques ; que, de plus, procédant de ce point de départ, elles descendent jusqu’à la moelle sans avoir présenté d’autres relations que des relations de contiguïté avec les différentes parties de l’encéphale et du bulbe qu’elles traversent. Or, on peut supposer, — bien que ce fait ne soit pas démontré — que dans l’écorce grise, ces fibres nerveuses sont en relations plus ou moins directes avec les grandes cellules pyramidales de la région. Mais en bas, dans la moelle épinière, où et comment se terminent ces fibres ?

Nous avons reconnu que dans la moelle le faisceau pyramidal s’amoindrit progressivement à mesure qu’il descend vers le filum terminale. Ce fait démontre suffisamment que les fibres nerveuses qui le constituent s’épuisent peu à peu dans le parcours descendant de ce faisceau à travers les diverses régions spinales. D’un autre coté, certaines observations d’anatomie normale montrent dans les différents étages de la moelle des fibres dirigées d’arrière en avant et de dehors en dedans qui semblent établir une connexion entre les faisceaux pyramidaux et les cornes antérieures de substance grise.

Relativement au mode de terminaison de ces fibres nerveuses qui semblent être une émanation directe des fibres constituantes du faisceau pyramidal, plusieurs hypothèses se présentent : ou bien les fibres pyramidales passent directement dans les racines antérieures ; ou elles se terminent dans la corne grise sans aller au-delà ; enfin, il est possible que quelques-unes d’entre elles se prolongent dans la commissure et gagnent le côté opposé de la moelle.

Contre la première hypothèse, on peut faire valoir les faits suivants : l’anatomie de la moelle du nouveau-né montre (d’après M. Flechsig dont nous pouvons confirmer sur ce point les assertions), que tandis que le développe-

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