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CELLULE MOTRICE DES CORNES ANTÉRIEURES

entre les fibres des faisceaux pyramidaux et les fibres des racines antérieures.

Ce fait trouve en quelque sorte son pendant dans l’histoire des dégénérations descendantes. En effet, alors même que la lésion d’un des faisceaux pyramidaux est des plus prononcées, il est de règle que les racines antérieures émanant de la corne grise du côté correspondant ne présentent aucune modification de structure, aucune diminution de volume appréciable.

La substance grise de la corne antérieure elle-même, au voisinage du faisceau pyramidal dégénéré, ne laisse voir également, dans les conditions ordinaires bien entendu, aucune trace d’altération ; aussi les grandes cellules nerveuses sont parfaitement intactes et la corne elle- même n’offre aucune diminution dans son volume.

Mais, Messieurs, cela ne prouverait point qu’il n’existe aucune eonnexité entre l’extrémité terminale des fibres pyramidales et les cellules motrices multipolaires ; il est même très vraisemblable — c’est l’opinion émise par la majorité des auteurs — que cette connexité existe. La deuxième hypothèse que je formulais tout à l’heure serait donc conforme à la vérité ; cependant, il faut le reconnaître, la disposition anatomique suivant laquelle s’établit ce rapport est restée jusqu’ici inconnue.

Quoi qu’il en soit, s’il en est ainsi, la cellule nerveuse motrice, dans le cas de dégénération descendante, devra être considérée comme l’obstacle qui arrête dans la substance grise le travail de dégénération et l’empêche de se propager aux tubes nerveux des racines antérieures qui ont très certainement — la physiologie le démontre — des relations médiates avec les fibres des faisceaux pyramidaux. Cette hypothèse, comme vous allez en juger, trouve un appui dans certains faits pathologiques appartenant à l’histoire des dégénérations descendantes, faits sur lesquels je vous demande la permission d’arrêter un instant votre attention.

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