CELLULES MOTRICES DE LA MOELLE ÉPINIÈRE
ments essentiels. Sans doute, chacun de ces éléments constitutifs peut offrir, suivant la région où on l’observe, des déviations importantes du type normal ; mais, dans \' étude régionale de la structure de la substance grise, il faudra tenir grand compte aussi des variétés du mode d’agencement de ces éléments.
Après avoir examiné ces éléments isolément, nous recbercberons comment ils se disposent pour constituer l’écorce grise. Notre description commencera naturellement par les éléments qui, sans conteste, jouent le rôle fondamental, je veux parler des cellules ganglionnaires, ou nerveuses qui forment en définitive l’élément caractéristique de la région ; on les désigne d’habitude sous le nom de cellules pyramidales.
Le meilleur procédé pour faire bien connaître les propriétés morphologiques de ces éléments n’est peut-être pas de les envisager exclusivement en eux-mêmes. Aussi ai-je estimé préférable de recourir à la méthode comparative, m.e fondant sur l’adage vulgaire : « La lumière naît du contraste. »
Permettez-moi donc, Messieurs, de vous rappeler, à titre d’introduction, les principaux traits de la constitution d’un des éléments cellulaires nerveux dont l’étude est la mieux connue à l’heure qu’il est : je fais allusion aux cellides nerveuses des cornes antérieures de la substance grise de la moelle épinière, dites encore cellules motrices. La description abrégée que je vais vous tracer de ces cellules nerveuses, nous servira pour ainsi dire d’étalon. J’aurai à relever, dans la comparaison qui s’en suivra, plus d’une différence, mais j’aurai aussi à mentionner d’une façon spéciale plus d’une analogie remarquable.
Les cellules motrices sont des cellides sans membrane distincte dont le diamètre est variable, sans s’éloigner toutefois de 0.050 [x. M. Gerlach dit cependant qu’il peut aller jusqu’à 0.120 |x. Leur forme est plus ou moins globuleu-