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CELLULES MOTRICES DE LA MOELLE ÉPINIÈRE

se, rarement allongée. Leur corps est constitué par im protoplasma qui paraît grenu lorsqu’on envisage la cellule non vivante; mais dans le sérum, ou après l’action de l’acide osmique sur une cellule fraîche, le corps paraît composé par un protoplasma transparent, au sein duquel existent, ainsi que Scliultze l’a fait voir, de nombreuses fibrilles. Ces fibrilles, par l’altération cadavérique, subissent la fonte granuleuse. 11 y a dans la cellule un noyau ovalaire et un nucléole brillant. Enfin, je signalerai encore dans le protoplasma la présence habituelle, même dans les conditions physiologiques, de granulations pigmentaires brunes.

Mais une des particularités les plus importantes de ces cellules, c’est qu’elles sont hérissées de nombreux prolongements qui, au moment où ils se détachent de la cellule, figurent un tronc volumineux, lequel s’amoindrit à mesure qu’il subit, chemin faisant, des divisions dichotomiques. Les dernières de ces ramifications sont tout-à-fait grêles et il est difficile de les suivre bien loin. M. Gerlach, d’après des préparations au chlorure d’or, assure que ces ramifications se terminent en une sorte de réseau anastomosé qu’il désigne sous le nom de réseau nerveux. Ces prolongements sont composés d’ailleurs, comme le corps cellulaire lui-même, d’un protoplasma grenu et de longs filaments parallèles qui peuvent être suivis jusque dans le corps de la cellule. On les appelle prolongements du protoplasma, pour les distinguer d’une autre espèce de prolongement dont je vais maintenant vous entretenir.

Un histologiste allemand, Deiters, a découvert, il y a quelques années, un fait important, vérifié depuis cette époque par tous les anatomistes. Il consiste en ce que la plupart des cellules nerveuses motrices, toutes, peut-être, possèdent, en outre des prolongements que nous avons décrits, un prolongement, un seul, pour chaque cellule, qui se différencie des autres par des caractères parti-

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