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FIBRES A LONG ET A COURT TRAJET

ascendante) ; y) les faisceaux cérébelleux directs (dégénération ascendante).

B. D’autres faisceaux sont constitués par des fibres courtes. De ce nombre sont : a) les faisceaux antéro-latéraux,

Fig. 75. — A, faisceaux antérieurs — 15, faisceaux postérieurs. — R, circonvolutions rolandiques. — C, cervelet. — lîa, racines antérieures. — Rp, racines, postérieures. — F, faisceau pyramidal. — Fc. libres intrinsèques centrifuges (cordons antérieurs). — K, fibres extrinsèques centripètes (faisceau cérébelleux direct). — Fp, fibres intrinsèques centripètes (faisceau de Burdach). — G, fibres longues postérieures (cordon de Goll).

ou mieux, ce qui reste de ces faisceaux quand on fait abstraction des faisceaux pyramidaux et des faisceaux cérébelleux directs. Ils dégénèrent de haut en bas ; P) les fibres propres des faisceaux de Burdach, et celles-ci dégénèrent de bas en haut. Dans les deux cas, la dégénération est à court ti''ojet.

CELLULES KINÉSODIQUES ET ÆSTHÉSODIQUES 277

Si, maintenant, munis de ces données, nous envisageons la constitution de la moelle tout entière, nous pouvons construire le schéma suivant, qui ne s’éloigne pas, d’ailleurs, notablement de celui qu’avait exposé M. Bouchard, dans le travail auquel je vous ai déjà plusieurs fois renvoyés.

La moelle épinière peut être considérée comme constituée essentiellement par un axe gris autour duquel sont groupées toutes les autres parties. Les parties fondamentales de cet axe, c’est-à-dire les éléments cellulaires ganglionnaires, sont les unes motrices ou kinésodiques ; les autres, destinées à la transmission des impressions sensitives ou æsthésodiques. Ces deux sortes d’éléments sont, du reste, reliés entre eux de mille façons, par l’intermédiaire — pense-t-on — d’un réseau nerveux. Quoi qu’il en soit, l’axe gris donne naissance, en avant, aux racines antérieures qui sont en connexion directe avec les cellules des cornes antérieures, par l’intermédiaire du prolongement de Deiters. D’un autre côté, les racines postérieures sont en relation avec les cellules æsthésodiques.

Mais la moelle, ainsi très compliquée dans sa structure, est encore fort incomplète. Il s’agit d’indiquer la relation de l’axe gris avec les divers faisceaux défibrés blanches, qui composent le manteau. Il y a lieu de considérer ici, successivement, les faisceaux antéro-latéraux et les faisceaux postérieurs. Nous commencerons par ces derniers.

Parmi les faisceaux qui composent les cordons postérieurs, les uns peuvent être dits intrinsèques, les autres extrinsèques (j’emploie la nomenclature proposée par M. Bouchard). Les intrinsèques se ramènent à deux groupes : 1° dans les faisceaux de Burdach, les fibres intrinsèques sont des commissures courtes qui mettent en communication les cellules æsthésodiques dans toute la hauteur de la moelle. Chacune de leurs fibres a son centre trophique en bas, et dégénère, vous le savez, dans le sens ascendant. 2“ Dans le faisceau de Goll, au contraire, on

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