ICTUS APOPLECTIQUE
conséquence de la formation, dans le cerveau proprement dit, d’un foyer d’hémorrhagie ou de ramollissement.
Pour plus de précision, arrêtons-nous, si vous le voulez bien, au cas de l’hémorrhagie intra-encéphalique ; et, supposons qu’il s’agisse, dans l’espèce, d’un cas d’une certaine intensité. Ce que nous en dirons pourra, à quelques modifications près, d’ordre secondaire, s’appliquer ensuite aisément au cas du ramollissement apoplectiforme.
Je supposerai encore que le malade a surmonté les premières difficultés de la situation. Les phénomènes comateux, la torpeur intellectuelle de l’attaque apoplectique se sont déjà dissipés. La fièvre, les contractures dites précoces, l’érythème des régions fessières, tous ces symptômes de fâcheux augure, si toutefois ils ont existé, ont actuellement disparu. En un mot, nous en sommes au douzième ou au quinzième jour après l’attaque, et il est devenu certain, qu’à moins de complication fortuite, le malade vivra.
Mais voici, Messieurs, la question fort importante qui se présente à l’esprit du médecin et qui, d’ailleurs, lui sera certainement adressée par les personnes intéressées ou par le malade lui-même. — Actuellement, il existe encore une paralysie motrice complète, absolue, ou peu s’en faut, de tout un côté du corps. Le membre supérieur est complètement flasque et retombe lourdement sur le lit, quand, après l’avoir soulevé, on l’abandonne à luimême. Le malade, d’ailleurs, est incapable d’imprimer le moindre mouvement aux diverses parties de ce membre ; il en est de môme du membre inférieur, bien que peut-être à un moindre degré. Enfin, la face, du même côté, dans le domaine du facial inférieur, est, elle aussi, affectée.
Ainsi, la commissure labiale du coté sain est élevée, en même temps que les lèvres de ce côté sont légèrement entr’ouvertes ; tandis que, du côté paralysé, elle est tom-
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