CONTRACTURES DES HYSTÉRIQUES
inférieur, y provoquer la trépidation épileptoïde, ür, en pareille occurrence, il m’est arrivé plusieurs fois de déterminer dans les membres frappés d’impuissance, l’apparition d’une contracture plus ou moins intense et plus ou moins permanente par l’application sur ces membres de courants galvaniques faibles, ou même par la simple application d’un aimant. Ce résultat permet peut-être de comprendre pourquoi la contracture se développe très souvent, en apparence d’emblée, chez certains sujets nerveux , en conséquence d’une action traumatique banale. J’ai récemment appelé l’attention sur ces faits singuliers que Brodie connaissait déjà. Ainsi, à la suite d’une chute sur le poignet, d’une pression un peu forte exercée sur le dos du pied, j’ai vu se développer chez certains sujets, presque immédiatement, dans le membre correspondant, une contracture qui ensuite a persisté à l’état permanent, pendant plusieurs semaines et même pendant plusieurs mois. L’apparition de la contracture ainsi produite est souvent la première révélation de la diathèse hystérique. Mais, en y regardant d’un peu près, on reconnaît presque toujours que, du côté où cette contracture s’est développée, il existe une anesthésie plus ou moins nette, une douleur ovarienne, un certain degré de parésie, accidents relativement bénins mais qui, tout porte à le croire, ont précédé l’apparition de la contracture. Le terrain était donc en quelque sorte déjà préparé, et le traumatisme a joué là tout simplement le rôle d’agent provocateur.
Je me borne, pour l’instant, à indiquer ce rapprochement entre les contractures des hystériques et les contractures des hémiplégiques. J’aurai sans doute l’occasion d’en tirer parti par la suite.