THÉORIE DE HITZIG
taires; des groupes associés pour les mouvements plus compliqués, les mouvements d’ensemble. Ces groupes sont répartis de chaque côté de la moelle ; les uns président aux mouvements du côté droit, les autres à ceux du côté gauche. Cependant, par l’intermédiaire du réticulum de la substance grise, des relations sont établies d’un côté à l’autre, entre les groupes homologues. Dans l’état normal, ces connexions n’empéchent pas que le mouvement voulu conserve son indépendance, son individualité; mais dans certains états pathologiques, lorsque les éléments ganglionnaires sont surexcitables, le moindre ébranlement qui se produit d’un côté et y détermine un mouvement volontaire peut se communiquer de l’autre côté et y provoquer, suivant les cas, soit un mouvement semblable au mouvement volontaire, soit un mouvement spasmodique qui n’est autre que la contracture, laquelle persiste pendant quelque temps après cet ébranlement.
Dans certains cas, des relations du même genre peuvent s’établir entre des groupes cellulaires très éloignés les uns des autres, et on comprend que, dans ces cas, les mouvements volontaires exécutés par les membres du côté sain retentissent sur le côté malade.
Les faits mis en relief par M. Hitzig, dans l’intéressant mémoire que je vous ai déjà signalé et sur lequel je reviens encore une fois, sont exacts ; mais la part qu’il leur attribue dans le fait de la contracture elle-même est, je crois, exagérée, et il faut considérer comme exceptionnels les cas dans lesquels les membres contracturés des hémiplégiques présentent, sous l’influence du repos, une relaxation complète. M. Hitzig a imaginé un mécanisme qui peut faire comprendre pourquoi la contracture s’aggrave sous l’influence des mouvements volontaires, mais il ne nous a pas fait comprendre pourquoi cette contracture, ainsi que cela a lieu dans la majorité des cas, s’établit en permanence.