MOUVEMENTS ASSOCIÉS PERMANENTS
est quelques points que j’ai négligé de faire ressortir et sur lesquels je vous demande la permission d’arrêter encore un instant votre attention. L’un d’eux surtout mérite d’être relevé, parce que quelques auteurs lui ont accordé une grande importance au point de vue de la théorie.
Je VOUS ai présenté la contracture tardive des hémiplégiques comme étant un phénomène permanent, dans l’acception rigoureuse du mot. Nuit et jour, vous disais-je, dans le sommeil comme dans la veille, les membres sont rigides et contracturés. Il en est réellement ainsi dans la règle, au moins dans les cas très accentués. Toutefois, il est certain que le repos au lit, le sommeil peuvent avoir pour effet de rendre les membres momentanément plus flexibles; mais aussitôt que le malade se lève, ou s’il veut imprimer un mouvement soit au membre malade, soit au membre sain, aussitôt la contracture reparaît dans toute son intensité. Cette augmentation, ce retour de la rigidité sous l’influence des mouvements volontaires est surtout bien mise en relief si, comme le conseillent MM. Seguin et Hitzig, le malade étant contracturé à droite, on l’invite à soulever un poids delà main gauche. Plus le poids est lourd, plus la contracture s’exagère dans le côté droit. Ces faits sont considérés à juste titre comme rentrant dans la catégorie de ces synou mouvements associés dont je vous ai déjà dit quelques mots.
Voici, d’ailleurs, comment M. Hitzig propose d’expliquer les phénomènes sur lesquels j ’appelle l’attention. A l’état normal, les incitations volontaires, parties de la substance grise des hémisphères, sont transportées à la moelle par des fibres nerveuses qui se mettent en rapport avec des groupes de cellules ayant entre elles des connexions particulières ; et ce sont ces groupes cellulaires qui exécutent le mouvement voulu. Il y a, du reste, des groupes élémentaires, pour les mouvements élémen-