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CAUSES ORDINAIRES DE CETTE PARAPLÉGIE

plégie spasmodique peut être, d’après les conditions qui précèdent, rattaché à la sclérose consécutive descendante.

Mais la paraplégie spasmodique peut assez fréquemment se présenter dans la clinique sous une forme qui pendant bien longtemps n’a pas été remarquée comme elle le mérite. Ici le malade n’est pas, ainsi que dans la plupart des cas supposés précédemment, condamné à garder le lit. Il peut souvent dès l’origine du mal marcher sans appui et faire même d’assez longues courses. Mais alors sa démarche est toute particulière. Ollivier (d’Angers) en avait présenté un tableau fidèle dans sa description de la myélite chronique; et tout récemment encore, M. Erb qui en a fait une étude minutieuse l’a désignée sous le nom de démarche spasmodique (spasiicJier Gang). M. Séguin qualifie le même syndrome paraplégie iélanoide.

Lorsque le malade est couché, la raideur des membres est déjà très sensible; lorsqu’il est assis, elle s’accuse encore davantage ; les j ambes s’étendent sur les cuisses et les pieds restent suspendus en l’air sans qu’il soit jamais possible au malade de les appuyer à terre. Enfin, dès les premiers mouvements de marche, « le tronc se redresse et se renverse en arrière comme pour contrebalancer le poids du membre inférieur qu’un tremblement involontaire agite avant qu’il soit appuyé de nouveau sur le sol ». Le pied est pris de trépidation chaque fois qu’il est porté en avant et le tremblement par moments s’étend à tout le corps.

Il n’est pas douteux que ce genre de paraplégie se rattache le plus souvent à des lésions spinales vulgaires, compression, myélites, etc.; d’ailleurs, outre la rigidité des membres, il existe encore d’autres symptômes concomitants ou antérieurs, qui ne permettent pas d’hésitation à cet égard. Mais, dans d’autres cas, la maladie date de l’enfance, ou bien elle s’est développée lentement, progressivement, en l’absence de tous symptômes autres que la rigidité muscu-

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