‹ Lecons sur les localisations dans les maladies du cerveauChapitre 175 sur 200 · GUÉRISON INCOMPLÈTE · texte numérisé non relu

GUÉRISON INCOMPLÈTE

dus. La paralysie du côté de la lésion n’est jamais aussi complète qu’on aurait pu le supposer, si la transmission des incitations volontaires était directe; et, d’autre part, il est rare que le membre du côté opposé à la lésion ne présente pas, lui aussi, un certain degré de paralysie. Cette disposition hypothétique oifre donc certains avantages puisqu’elle permet encore la marche, alors même que la lésion hémilatérale est très profonde, en répartissant en quelque sorte la paralysie des deux côtés. Du reste, dans le cours ultérieur des événements, les réflexes cutanés, tendineux ou autres, la rigidité et la contracture doivent apparaître en pareil cas, absolument comme s’il s’agissait d’une myélite transverse totale. Seulement il est très rare que ces phénomènes y soient fort accentués; et, toutes choses égales d’ailleurs, ils sont toujours beaucoup plus prononcés du côté correspondant à la lésion.

J’en reviens après cette digression à la myélite transverse totale. Nous nous sommes arrêtés, vous le savez, à étudier les divers modes de terminaison que peut présenter la paralysie en semblable occurrence, alors que déjà la contracture permanente s’est établie. Je vous ai fait remarquer qu’à côté des cas de guérison totale, complète, il y a à signaler des cas de guérison imparfaite : les mouvements reparaissent dans les membres inférieurs, grâce à l’amendement de la rigidité musculaire; mais cette rigidité persiste cependant à un certain degré, et bien que le malade puisse peut-être sortir du lit et marcher, il ne progresse qu’à pas lents et pénibles. Veuillez remarquer la situation dans laquelle se trouve le malade supposé. Ainsi

DESCRIPTION d’OLLIVIER (d’ANGERS). 359

que je vous le disais dans la précédente séance, lorsqu’il est au lit, la rigidité est considérablement diminuée ; mais elle existe encore à un certain degré; d’ailleurs les réflexes tendineux sont beaucoup plus prononcés qu’à l'état normal, et la trépidation spinale survient à l’occasion du moindre

mouvement volontaire. Lorsqu’il s’assied sur un siège un peu élevé, les jambes ont de la tendance à rester horizontales; en tout cas les pieds ne touchent pas à terre. Enfin le malade se dresse et se tient debout. Par ce seul fait les deux membres se raidissent et se collent l’un à l’autre, animés en même temps de trépidation épileptoïde. D’abord,, en quelque sorte fixé au sol, il parvient non sans eflbrts à détacher ses pieds et il commence à progresser. C’est ici qu’il convient. Messieurs, de vous présenter le tableau remarquablement fidèle, tracé par Ollivier (d’xlngers).

« Chaque pied, dit-il, se détache avec peine du sol et dans l’effort que fait alors le malade pour le soulever entièrement et le porter en avant, le tronc se redresse et se

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