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RIGIDITÉ ET EXAGÉRATION DES RÉFLEXES TENDINEUX

plaques ; et c’est surtout d’après ce principe que le diagnostic peut être établi.

Maintenant, Messieurs, je vais, en deux mots, présenter une esquisse de l’état morbide que M. Erb et moi nous croyons devoir, jusqu’à plus ample informé, considérer comme une maladie particulière, le tabes dorsal spasmodique.

1° La description clinique peut être tracée d’ailleurs en quelques mots. La maladie se développe chez des sujets âgés de trente à cinquante ans, particulièrement chez des hommes, en l’absence de toute cause occasionnelle appréciable. Il n’y a point de trouble de la sensibilité; le mal se produit lentement, progressivement, se révélant d’abord par une simple lourdeur des jambes, puis par une parésie véritable accompagnée de raideur ; enfin la démarche prend le caractère spasmodique, et le malade est souvent obligé de s’aliter, mais seulement quelquefois après de longues années. Il va de soi que les réflexes tendineux sont très exagérés, tandis que les réflexes cutanés conservent leurs caractères normaux.

2“ La maladie, telle qu’elle se déclare dans le premier âge, mérite une mention spéciale (Erb, Seeligmüller, Stromeyer). La rigidité commence souvent à se produire peu après la naissance, sans accompagnement d’accidents cérébraux. La nourrice s’aperçoit que les membres sont rigides et qu’il devient dès lors plus difficile d’habiller l’enfant ; quelquefois le tronc lui-même est raide. Arrive l’àge de marcher, et l’on constate que la station debout et la marche sont impossibles; il faut attendre que l’enfant ait

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