SYMPTÔMES SIMILAIRES DE LA SCLÉROSE EN PLAQUES
lieu à la dégénération secondaire ; il y a là une exception flagrante à la loi wallérienne. Peu importe, d’ailleurs; qu’il nous suffise, pour le moment, de considérer l’affection exclusivement par le côté clinique.
D’abord, nous devons relever, ainsi qu’on devait s’y attendre, d’après la multiplicité des lésions et la variabilité de leur siège, que les symptômes de la maladie en question sont eux-mêmes variés et nombreux ; troubles céphaliques, tels que nystagmus, amaurose, embarras de la parole, troubles intellectuels, vertiges; troubles spinaux, parmi lesquels, le plus habituellement il y a lieu de mentionner surtout un tremblement particulier des membres supérieurs, quelquefois remplacé par de la contracture, une paraplégie spasmodique, etc.; je laisse de côté l’atrophie musculaire qui s’observe également dans les cas où la substance grise est atteinte, et les symptômes tabétiques quand il existe des lésions des faisceaux postérieurs ; tels sont, en résumé, les signes qui permettent, lorsqu’ils se trouvent tous réunis, de diagnostiquer facilement la maladie.
Mais il se peut que tout cet appareil se décompose en quelque sorte pièce à pièce et que bon nombre de symptômes fassent défaut. Ainsi, dans telle forme, on n’observera que des troubles céphaliques, vertiges, nystagmus, etc. Dans telle autre, au contraire, il n’existera que des symptômes de paraplégie spasmodique presque isolés: je dis fresque isolés, car, en y regardant d’un peu près, on discerne l’existence actuelle ou passée de quelques-uns de ces phénomènes concomitants qui se présentent en si grand nombre dans les cas types. Ainsi, en présence d’une paraplégie spasmodique, il faut se remettre en mémoire la série des accidents qui peuvent se trouver réunis dans un cas complet de sclérose multiloculaire. Il doit être fort exceptionnel que deux ou trois d’entre eux ne se montrent pas associés, à une certaine époque de la maladie, avec la paralysie spasmodique, si celle-ci relève d’une sclérose en